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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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mardi 24 mars 2009

Colonzelle : les meulières et le bois du Pâtis (Drôme)

Mon défi : trouver une balade pour mes petites jambes (pas vraiment les miennes mais celle de ma progéniture) qui ne soit pas trop longue, pas trop pénible en terme de dénivelé et pas trop monotone.

En choisissant Colonzelle, sur les conseils de Pico, je n'allais pas être déçue. Un faible dénivelé, mais de la grimpette tout de même qui plait toujours aux enfants, des paysages et de la flore variée, une boucle de seulement 7 km et pour couronner le tout un itinéraire qui emprunte un moment le parcours de santé et ses activités sportives que ne manqueront pas de rassasier mes petits acrobates.

NB : les photos signées ont été prises sur le même parcours en février 2015, soit 6 ans plus tard (les photos non signées sont de moi aussi)














Avant toute randonnée, et afin de ne pas passer à côté de quelque chose de remarquable, je cherche sur la toile des renseignements sur la région à visiter. Et là je suis tombée sur des informations qui me font douter vivement, du sérieux d'un certaine encyclopédie en ligne. Rien d'étonnant lorsque l'on sait que les articles sont édités par des contributeurs anonymes.

Article où l'on apprend que le
maire de ce "trou paumé", cache dans son coffre un célèbre tableau de Leonardo di Caprio. Ben moi je dis : C'est pas bien monsieur le maire, tout le monde aimerait en profiter de ce beau tableau.





Le départ est situé sur le parking devant la mairie, de là prendre la direction de l'église, traverser le rond-point et prendre en face la petite route direction "parcours de santé". On passe ensuite les courts de tennis sur notre gauche et on emprunte un chemin de terre signalé en sens interdit. On suit les triangles numérotés 91. Heureusement qu'ils sont bien présents, surtout sur la fin, car le parcours comportent de nombreuses bifurcations.

Les ateliers en bois sont en très bon état.

Chamaret et sa tour ne sont pas loin :





Au départ le paysage est assez aride et sableux, puis après l'atelier n°5, on quitte le parcours de santé pour s'engager dans un sous-bois et suivre un sentier très agréable parmi les violettes, fougères, petit-houx et primevères, accompagné par le clapotis de la rivière Le Lez que l'on longe un moment.


On descend, on remonte, on escalade un peu, et soudain on découvre la carrière de meulière, cette roche employée à la fabrication des meules à grains.







On monte ensuite sur la crête que l'on longe tout en surplombant la rivière.






Plusieurs départs à gauche vous ramèneront sur le chemin du retour, ce sont des raccourcis.


On quitte la crête en prenant à gauche (voir carte IGN en fin de page) et on rejoint la D231 au Calvaire. Attention, nous avons été surpris de voir que cette route était très fréquentée. En à peine 1/4 d'heure nous avons vu passer une quinzaine de voitures, trois cars, un camion et un tracteur !



Il faut pourtant longer cette route. On arrive alors au hameau de Margerie...











...qu'il faut traverser pour trouver un panneau de randonnée indiquant la direction à suivre sur la gauche : "Colonzelle par le bois du Pâtis"


Sur cette portion se confirme au sol les traces jusqu'alors légères que nous avions remarquées auparavant : des traces de roues de chariot creusées dans la roche. Et c'est à cause de leurs présences que cette voie est dites à tort "voie romaine". Mais il ne s'agit pourtant pas des traces dues au temps et à l'usure des lourds chariots mais d'une action volontaire de taille dans la roche afin de guider les chariots transportant les meules.

Février 2015 : la progéniture a grandi





Au détour d'un chemin, soudain un gant, après le casque de VTTiste trouvé par Pico au dessus de Sahune. A quand la tenue complète ?





Une fleur rencontrée en nombre important en cette période :



C'est l'orchis à longues bractées - Himantoglossum robertianum





On retrouve ensuite notre parcours de santé que l'on peut reprendre là où nous l'avions laissé puisque le premier atelier que nous rencontrons porte le numéro 5. La boucle est bouclée et elle était très agréable.


La même balade vue sous l'œil de Stéphane : ici





Flore de Garde-Grosse en ce début de printemps

Lorsque je n'ai pas prévu de sortie, mais qu'il fait vraiment trop beau pour rester dedans, je file à Garde Grosse prendre l'air. Et cette fois me revient à l'esprit l'indication sur la carte IGN de la présence d'un sentier botanique géré par l'ONF sur les flancs de la montagne.


Ce sentier n'est pas des plus réputés, j'ai vite compris pourquoi :

Voila le seul, l'unique, l'exceptionnel panneau solitaire et esseulé du parcours, devant un arbre qui n'a rien d'un peuplier (il est même bien droit, arf).


Si l'on rajoute un sentier terriblement pentu, et plein de cailloux, cette sortie s'est révélée super pourrie décevante. On peut le dire maintenant : il n'y a pas de sentier botanique à Garde Grosse.

Heureusement, comme il faut toujours voir le côté positif des choses qui nous arrivent, j'ai ainsi effectué les 30 minutes d'exercice physiques quotidiens recommandés par les services de santé car le sentier qui rejoint la route en ligne droite est de ce fait très pentu et très fatiguant sportif . Et pour me récompenser je suis allée lire au soleil et me restaurer aux tables de pique nique du col La Croix.

Et ce n'est pas tout, j'ai pu compter sur quatre espèces de fleurettes présente à Garde Grosse à cette période pour illuminer ma journée :


Anémone hépatique - Hepatica Nobilis


Primevère à grandes feuilles - Primula vulgaris

Pulmonaire à longues feuilles - Pulmonaria longifolia
Violette des bois - Viola reichen bachiana
Famille des Violacées


dimanche 22 mars 2009

Le Poët Sigillat / Arpavon : la Grande Javonière

Lorsque l'on tape "rencontre blog" dans un moteur de recherche bien connu, on obtient des résultats tels que "blogs de célibataire, amour, rencontres gratuites" et j'en passe...
Et bien moi j'aimerais y ajouter les résultats suivants : amitié, balades, partage, souvenirs, photos...
Pico et sa femme, avec lesquels je partage la même passion des randonnées, et que j'ai connus par l'intermédiaire de ce blog, m'ont gentiment proposé de se joindre à eux pour égayer mes balades solitaires. C'était l'occasion de se voir en vrai après de nombreux échanges par internet ou courrier électroniques interposés. Quand le virtuel devient réel.


Rendez-vous était donné à Condorcet puis direction en covoiturage vers le Poët Sigillat, sur les hauteurs de Ste Jalle.


La journée est ensoleillée sans aucun nuage à l'horizon, mais même si le vent est un peu frais, il promettait d'être le bienvenu sur ces chemins sans ombre et pentus.

Avant de se mettre réellement en marche nous visitons le village, très joli mais quelque peu désert en ce samedi matin. Une dame nous apprend toutefois que les alentours du village ont subi les ravages des feux de forêt en 2005.







Le Poët Sigillat est avec le Poël Laval, le Poët Célard, le Poët en Percip, l'un des quatre "Poët" de la Drôme dont la toponymie signifie podium ou promontoire.

Ancien castrum fortifié, le village était entouré de remparts encore visibles aujourd'hui.








Après quelques difficultés à trouver le chemin de départ (à droite après le parking), nous nous engageons vaillamment, tout en faisant plus ample connaissance, sur un chemin qui se trouve également être une piste équestre.

Nous éprouvons quelques soucis avec le balisage, qui manque par endroit, mais surtout parce que nous hésitons à suivre le n°50 ou le n° 49. En fait ce sont deux courbes différentes mais qui ont quelques itinéraires communs.


Notre but à nous est bien de suivre l'itinéraire n°50 intitulé "la Grande Javonnière"
Nous (Pico) avons opté pour une petite fantaisie par rapport au parcours proposé par la fiche-rando. Au deuxième panneau indicateur, au lieu de suivre la piste nous avons pris le chemin qui montait à droite, histoire de prendre de la hauteur en hors-piste.
En ce deuxième jour de printemps, la végétation n'a pas encore démarré. Nous traversons une lande de buis, genêts scorpion, thyms et lavandes sauvages. Nous franchissons quelques cours d'eau dont beaucoup sont à sec.
















Nous suivons un moment le balisage n°49 et même 47 mais captivés par la croix qui se détache au loin, nous manquons le chemin qui redescend le long de la crête Charrière Vieille et qui récupère la piste équestre. Il faut dire que sa présence n'est matérialisé que par un kern. Il nous faut donc faire demi-tour.




Peu importe, comme le dit Pico, il faut toujours mettre l'accent sur le positif. Sans ces quelques centaines de mètres supplémentaires nous n'aurions pas vu :


Dans l'ordre : une brebis égarée dans un champ de lavandes abandonnée, un vieux tracteur rouillé, la croix de la Charbonnière (alt 857m) en mémoire des victimes mortes pour la France le 4 juin 1944.

Et c'est sur les pentes de la Charrière Vieille que nous (Françoise) décidons de sortir notre pique-nique.

Puis c'est la descente jusqu'à Arpavon, que nous atteignons après avoir récupéré la piste , non sans avoir auparavant percé le secret de l'étrange dame qui secouait les arbres : elle s'attelait tout simplement au balisage en orange de la piste équestre et à son entretien en coupant des branches gênantes.



Arpavon est bâti sur un éperon rocheux à 546m d'altitude et compte une soixantaine d'habitants. Le village a bénéficié d'un bel effort de restauration.




















L'église St Etienne



Et c'est reparti sur la piste en direction du Poët, au milieu des arbres fruitiers en fleurs.



Cette deuxième partie, beaucoup plus monotone, fut heureusement sauvée par la traversée du Goudon, où Françoise a pu tremper ses pieds chauffés par ses chaussures neuves,





et par l'arrivée à cet instant précis de compagnons de route inattendus :





accompagnés de la bergère et de Lulu :

Puis montée en pente douce jusqu'au col du Goudon, bifurcation vers le Poët sur la gauche avec une montée plus raide, jusqu'à apercevoir au loin les toits du village et passer à nouveau devant le premier poteau indicateur signifiant ainsi que la boucle était bouclée.



Et bien moi je dis : super beau temps, super rando, super rencontre. Nous nous sommes donnés rendez-vous pour une prochaine balade et cette fois, nul doute que Pico aura rechargé son appareil photo et les piles de son GPS. Celui-ci a tout de même pu nous indiquer 15 km au compteur, en raison du détour vers la croix de la Charbonnière.




Merci les amis, et à bientôt





La même balade, vue sous l'œil de Pico
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