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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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vendredi 30 octobre 2009

Rochefort en Valdaine : le château féodal (Drôme)

Le site du château de Rochefort en Valdaine repose sur l’emplacement primitif d’une motte castrale, c'est-à-dire un apport artificiel de terre de forme circulaire autour de laquelle était creusée une fosse, érigée entre la fin du Xème et le début du XIème siècle en vue d’être fortifiée. Peu à peu, la pierre remplaça les constructions de bois et vers 1220 des fortifications plus puissantes furent édifiées, dont un donjon.
 

Il est haut aujourd’hui de 18m sur trois niveaux.



Le château était entouré d’une muraille autour de laquelle de forma peu à peu un village.

Il a appartenu à la famille Dupuy-Montbrun du XVème au XXème siècle.




Une tour datant du XIIIème siècle s’élevait au dessus du fossé. Elle a servi d’appui à la muraille du rempart.



Le château fut plusieurs fois ruiné par les guerres et reconstruit. Au XVème siècle, les seigneurs font construire de nouveaux bâtiments entre le donjon et la tour, ouvrent des fenêtres à meneaux, de grandes cheminées chauffent les salles.




Une galerie couverte d’une voute d' ogives a été construite au nord de la cour, devant les bâtiments du corps de logis. Elle relie la vieille tour féodale au donjon.





La cour d’honneur fut fermée par un mur crénelé dans lequel fut intégré un pigeonnier
.

Les seigneurs ne résidaient toutefois pas d’une façon permanente au château.
A la révolution, le château, vétuste, était inhabité depuis longtemps.



Le village quant à lui, installé sur le versant nord, mal exposé mais doté en sources, perdura jusqu’au XIX siècle jusqu’à ce que les paysans le quittèrent pour s’installer au plus près de leurs terres, dans des lieux moins austères.


En 1903, les autorités locales, constatant que le village n’était plus que ruine, décidèrent le transfert de l’école, et ce fut la fin de la vie dans le village perché.


La mairie racheta les ruines en 1985 et depuis une association locale s’emploie à restaurer les lieux (autre lien).





La chapelle du château, dédiée à St Blaise, a été bâtie au XIIIème siècle à l’est de la motte. Elle renferme les caveaux de la famille des Du Puy-Montbrun.



Le château est ses alentours est un site classé. Tachez de respecter ses lieux, dotés notamment d'un "petit coin nature" :






mercredi 28 octobre 2009

Le vieux Aubres


Comme beaucoup de villages, Aubres est un village en deux parties : le vieux Aubres perché sur la colline et l’Aubres moderne qui s’est construit à ses pieds, au plus près des moyens de communication.




Les maisons du village sont presque toutes entièrement restaurées.






Une auberge a été construite à l’emplacement de l’ancien château médiéval

samedi 24 octobre 2009

St Maurice sur Eygues : balades dans les Vignes

Une fois n'est pas coutume : aujourd'hui une balade pourrie. La fiche annonçait une balade au bord de l'Eygues. Je préfère l'intituler "Balade dans les vignes" car la rivière, nous ne l'avons pas beaucoup vue. Je ne sais quel document m'a donné l'idée de cette balade car je ne le retrouve plus, je pense que j'ai dû le jeter à raison !


Parking donc au bord de l'Eygues, sur un terrain squatté par des fourgons habités. Pour y accéder il faut prendre la petite route à gauche au feu rouge (pour ceux qui viennent de Nyons). Suivre ensuite à pied le chemin, passer devant la station d'épuration, emprunter les chemins qui traversent de façon très géométrique les vignes.



Prendre garde aux voitures qui viennent déposer en remorque dans la décharge sauvage. Ça et là la nature sert de dépotoir aux habitants, trop pressés de se débarrasser de leurs ordures encombrantes pour aller à la déchetterie.


Vous aurez compris que je ne vous recommande pas cette balade que j'arrive difficilement à illustrer par quelques photos, non représentatives de la réalité.





XEROPICTA DERBENTINA que l'on appelle aussi couramment le limaçon. C'est un escargot envahissant présent dans la région Méditerranéenne, probablement introduit en France de manière accidentelle. Ils se perchent en groupe à la fin de l'été de manière spectaculaire.












Après tout l'un des mes objectifs est aussi de vous informer lorsqu'une balade, pourtant répertoriée, déçoit.



Y'a pas à dire je préfère "mes" montagnes. Et pourtant il m'arrive d'apprécier le vin ! *


*
à consommer avec modération

mercredi 21 octobre 2009

Burzet : le sentier du Calvaire (Ardèche)


Burzet à 540m d’altitude est niché au creux des montagnes des Hautes Cévennes Ardéchoises. Traversé par la rivière « La Bourges » ce village fait le bonheur des randonneurs, baigneurs et pêcheurs.





Attirés par le panneau informatif des randonnées qui nous propose une boucle sur le sentier du Calvaire, nous nous mettons en chemin malgré une météo peu clémente. Mais le temps change vite en montagne, dans un sens ou dans un autre, il nous suffira donc de croiser les doigts.


Départ en haut du village. Le sentier est ponctué de 32 stations de croix. Chaque vendredi Saint, des figurants costumés reconstituent depuis 700 ans la passion du Christ par une procession qui gravit le sentier jusqu’au calvaire.




Et l’on comprend bien vite que le sentier du calvaire porte bien son nom : un sentier dallé très pentu à flanc de montagne, à réserver aux sportifs ou aux personnes qui ont le temps de faire de nombreuses pauses en route.




Mais l’endroit est magnifique : le chemin serpente parmi les châtaigniers qui nous offrent leur ombre salvatrice. Trois croix peu accueillantes nous attendent au sommet.


Le temps est orageux, l’ambiance tout droit sortie d’un film.


Nous sommes bien haut au dessus de Burzet. Pour redescendre, il faut traverser la route et prendre le sentier en face.









Pour la petite histoire, Saint Bénezet, enfant du pays et pâtre, fut à l’origine de la construction du célèbre pont d’Avignon achevé en 1184.


mardi 20 octobre 2009

Condorcet / St Pons : les chemins d'Antan (Drôme)

L’été est encore dans ses marques en cette mi-septembre, et nous décidons d’en profiter tant qu’il est encore là. Les boucles les plus courtes ne sont pas les meilleures, et maintenant que les enfants ont grandi, nous décidons de monter d’un cran dans la distance à parcourir. La balade d’aujourd’hui annonce sur le papier 11km et demi. C’est tout de même pas mal pour des gambettes de 5 ans (et demi aussi). Notre choix se porte sur Condorcet, ce qui devrait faire plaisir à quelqu'un qui j'espère lira ces quelques lignes...
(nb : les photos aux coins arrondies ont été prises lors de la même balade faite 4 ans plus tard au mois de décembre 2013)

On associe bien évidemment Condorcet au célèbre marquis révolutionnaire. Or Marie Jean Antoine Nicolas Caritat de Condorcet, mathématicien et philosophe, qui milita aux côtés de Voltaire contre l’injustice, se proclama contre l’esclavage et pour l’accès des femmes aux fonctions publiques, naquit en 1743 dans l’Aine et la branche dont il est issu avait quitté Condorcet depuis bien avant le XVIIIème siècle.


Parking au point de départ : à côté de l’église. Construite en 1881, elle est proportionnellement bien étrange avec son clocher étriqué sur une bâtisse assez massive.





Montons au village par la rue bien pentue à gauche de l'église direction le vieux Condorcet sur la colline. 

 
 
La boucle passe près du vieux village et bien sûr, il est possible si le temps ne vous est pas compté, d’aller visiter ses ruines.

Comme de nombreux villages perchés, ses maisons ont été abandonnées suite à des difficultés d’approvisionnement en eau et à cause de l’industrialisation.


L’itinéraire emprunte au début une route goudronné, d’où l’on peut voir un soulèvement marneux que l’on va contourner. Une entrée de mine est indiquée sur le plan. Le sous-sol de Condorcet est en effet remarquable par sa richesse : dans la vallée du Merdarix, de la célestine et du plomb argentifère ont été exploités au XIX et XXème siècle, des gisements de gypse dès le XIVème. Cette particularité géologique a engendré une source d’eau salée aux vertus médicinales exploitées par un établissement thermal de 1879 à 1914.


 
Les marnes sont constituées d'argile et de calcaire en proportion variable. Elles se sont formées au fond de la mer pendant l'ère Secondaire (de - 235 à - 65 millions d’années). Des millions d'années ont vu s'accumuler des centaines de mètres de sédiments. Puis au Crétacé, l'énorme poussée des plaques tectoniques amorce un plissement des roches sédimentaires qui se sont déposées .


Marnes devant le Cougoir




Après la route on emprunte à gauche un chemin, puis un sentier près d’une ruine. 

Vue sur Cougoir



Quelques triangles de signalisation ça et là portent le numéro 34. On traverse ensuite des marnes et une pinède...







 Dans notre dos les restes du chateau fortifié de Condorcet sur son promontoire rocheux que nous pourrons voir une grande partie de la balade sous différents angles.





avant d’arriver au hameau de St Pons, au pied de Cougoir :






 




Les habitants de ce hameau furent fusillés pendant la seconde guerre mondiale pour acte de résistance.

On reste un moment sur la route goudronnée mais pas l’ombre d’une voiture. On passe devant la chapelle...








...puis devant plusieurs fermes.







 




 La route se transforme en chemin.


















Décembre 2013 : A partir de là nous serons malheureusement dans l'ombre de la montagne Cougoir qui se lève tôt en cette saison. 





Puis encore plus loin, après une descente, il faut traverser le ruisseau, mais malheureusement en cette période, il est à sec. Des traces indiquent que des animaux viennent s’abreuver dans les trous d’eau providentiels. (décembre 2013 l'eau coule bien : grande enjambée nécessaire)







Et ce n’est pas les quelques chiens de chasses affamés et heureusement attachés qui nous gâchèrent notre balade. Non plus la frayeur de voir trois oiseaux de proies s’envoler à nos pas alors que le chasseur étaient dans notre champ de tir. Une fois de plus cette balade fut un régal.


(Excusez une certaine "floutitude" des images, ce n'est qu'une fois rentrée que j'ai vu que mon objectif avait besoin d'être nettoyé...)
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