Bienvenue

Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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samedi 29 mai 2010

La forêt de Marsanne : fête de la nature 2010 (Drôme)



La fête de la Nature cette année nous a conduits dans la forêt de Marsanne, en compagnie d’animateurs et membres de la FRAPNA à la recherche des surprises nature installées le long des chemins.

Parking au Pont de Terre, puis c'est tout droit, le chemin qui monte...






Première surprise, imprévue, celle là : un serpent qui traverse la route presque sous nos pieds.




Deuxième surprise : nous apprenons à reconnaître les oiseaux. Le pic-vert, la mésange charbonnière, le geai des chênes (un cousin du corbeau) et le coucou gris peuplent la forêt de
Marsanne.



Troisième surprise : apprenons à retrouver les traces d’un animal mystère :















L'animal mystère a été débusqué :







Quatrième surprise : nous rendons visite aux éoliennes de la forêt.



Certes elles font un peu de bruit(surtout à proximité), sans que cela ne soit assourdissant. Nous apprenons que les élèves de l’école de Marsanne les ont toutes baptisées. Nous faisons donc connaissance avec deux d’entres-elles : Eolina et Bise-où

Quatrième surprise : une séance de Land Art



Un blog sur le land art :
http://lartdanslanature.blogspot.com/

Cinquième surprise : nous apprenons à reconnaître et connaître le hêtre

Sixième surprise : nous faisons connaissance avec les insectes qui peuplent la litière de la forêt.

Sceau de Salomon

La forêt de Marsanne nous était déjà connue pour sa cueillette des jonquilles au mois de mars. Nous avons découvert là un autre aspect : un lieu de promenade ombragé, idéal en famille pour pallier la chaleur de l’été

Merci aux membres de la FRAPNA très sympathiques qui nous offrirent un verre après cette journée instructive et ludique.



mercredi 26 mai 2010

St Michel de Chabrillanoux : les sentiers de la Chabriole (Ardèche)

Les sentiers de la Chabriole : une course pédestre sur les hauteurs de la vallée de l’Eyrieux, autour du village organisateur de St Michel de Chabrillanoux.

Course est un bien grand mot : aucun participant n’est chronométré et tout le monde gagne : une plante au choix ou un pain d’épice, ainsi qu’une boisson bien méritée. Au départ le petit déjeuner (café, brioche) est offert.

Et cette année les organisateurs ont opté pour un geste écologique : au lieu des verres jetables, des gobelets individuels réutilisables avec lesquels chacun peut rentrer chez soi en fin de course : pas de pollution de la nature et un petit souvenir sympa.


Mais ce qui fait la renommée de la course, c’est la qualité de l’organisation (excellent accueil, balisage impeccable) et les paysages magnifiques et variés traversés. Au chemin verdoyants, se succèdent les sentiers ombragés, les traversées de champs et de hameaux, les belvédères naturels sur la vallée de l’Eyrieux. A cela s’ajoute un ravitaillement Et tout cela pour la modique somme de 6 euros.

Trois circuits sont proposés : 7, 17 et 25 km

Découverte du parcours






Et c’est parti pour 17 km !







Vue sur St Sauveur de Montagut








Bleuet








Champ de knautie... des champs















Un évènement indépendant de ma volonté fait que je ne ramène malheureusement que peu de photos de cette manifestation et de ses sublimes paysages. Peut-être serais-je au rendez-vous l’année prochaine pour rattraper cela.



La randonnée des sentiers de la Chabriole à lieu chaque année fin mai ou au mois de juin. Pour ne pas rater celle de l'année prochaine, tenez-vous informés sur :

vendredi 21 mai 2010

Annonce : Fête de la nature 2010



Comme chaque année, beaucoup de manifestations sont proposées dans toutes la France ce week-end. Pour en trouver une près de chez vous, rendez-vous sur www.fetedelanautre.com.

L'année dernière, j'avais découvert la faune et la flore des Perdigons à Châteauneuf de Bordette. Pour revoir le compte-rendu c'est ici

mardi 18 mai 2010

Montélimar : le chateau des Adhémar (Drôme)

Dans le cadre de la Nuit des Musées qui eut lieu le samedi 15 mai 2010, nous rendîmes une visite tardive au château des Adhémar. Tardive en raison de l’heure comme le nom de cette manifestation le laisse supposer, mais tardive aussi car comme beaucoup de locaux, nous connaissons souvent très peu les centres d’intérêts qui se trouvent à nos portes, préférant parfois se déplacer loin pour en visiter d’autres, peut-être plus connus ou populaires. Il faut dire que pour ce château nous avons une excuse : enfermé dans ses remparts construits sur une éminence, il est difficile d’accès et peu visible, et donc méconnu, même de la part des Montiliens.

Je me rappelle pourtant très vaguement y être déjà allée dans ma lointaine jeunesse, à l’époque où le château abritait le musée de la miniature. Mais depuis le site s’est agrandi à la visite et accueille depuis l’année 2000 un centre d’art contemporain qui accueille des expositions toute l’année, alliant ainsi architecture médiévale et art actuel.

Le passé : l’histoire du château

Le château primitif dont il ne reste rien, était ce que l’on appelle un château à motte, construit au XIème siècle sur une éminence rocheuse, par le Comte de Toulouse, Duc de Narbonne. Au 12ème siècle un palais médiéval, propriété des Adhémar de Monteil est construit à cet emplacement, sur cette colline dénommée alors « montilium aemarii » ou petit mont des Adhémar, qui donna son nom à la ville. Ce palais médiéval est composé d’une enceinte fortifiée, d’un logis seigneurial, d’un donjon et d’une chapelle romane.

Le donjon


Il se dresse sur trois niveaux
.

La chapelle romane est dédiée à St Pierre. Elle est ouverte au public depuis les journées du patrimoine 2009. Les travaux de restauration ont mis à jour des vestiges de peintures murales.




L’enceinte fortifiée surmontée d’un chemin de ronde :








Vue sur Montélimar depuis les remparts à la nuit tombante




Le logis seigneurial




Il a été construit au 12ème siècle sur l’endroit resté libre entre l’ancien château à motte et l’église.


Il s’agit d’un vaste bâtiment en forme de L.


La façade principale s’ouvre sur la ville à l’Ouest par une série de fenêtres en plein cintre
.










La porte du Secours a été percée dans l’enceinte de la ville au Moyen-âge.


Au 14ème siècle, le château est racheté par la Papauté qui en reste propriétaire jusqu’en 1447, date à laquelle Montélimar est rattaché au royaume de France.

Siège de nombreux conflits armés pendant les guerres de religion, le château est sérieusement transformé fin 16ème siècle pour en faire une citadelle avec de puissants bastions.

Ses murailles d’enceinte sont renforcés, des bâtiments intérieurs sont détruits. La chapelle est séparée de la ville. Plus tard sa nef
abritera l’arsenal.

La Tour de Narbonne,(XIVème siècle) située au nord et hors de l’enceinte seigneuriale, pourrait être le vestige d’un deuxième château d’un frère des Adhémar détruit lors de la construction de la citadelle au 16ème siècle sur ordre du Duc de Lesdiguières, chef des armées protestantes.

Elle mesure 24 mètres de haut.



Le château sera transformé en prison de 1791 à 1926, date à laquelle Montélimar perd son rang de sous-préfecture.

Le logis était divisé en cellules, la cour cloisonnée par des murs et le donjon abritait la demeure du gardien.







Le présent
: un centre d’art contemporain


Aujourd’hui le château, ainsi que celui de Suze la Rousse et de Grignan, ont été acquis par le département de la Drôme qui a confié leur gestion à un établissement public : les Châteaux de la Drôme.

Le château des Adhémar est classé monument historique en 1889.


Du 14 mars au 24 mai, Delphine Balley, expose ses photographies et une mise en scène au château. Cette œuvre intitulée « album de famille » mêle fiction et réalité.



Réalité puisque les personnages photographiés appartiennent à sa famille, fiction puisque le point de départ de l’album est la découverte de son propre cadavre habillé en mariée.















Dans la salle de réception au dernier étage

Une espèce de jeu de pistes, avec des indices, des objets photographiés que l’on retrouve dans des installations créées par l’auteure. Une histoire qu’elle nous raconte en photos dont on doit découvrir les tenants et les aboutissants.

Dans la loggia















Vue sur Montélimar depuis la loggia

La présentation d’œuvres relevant de l’art contemporain dans un environnement d’architecture médiévale fait toujours polémique.

Personnellement je trouve le contraste très intéressant et approprié. D’autant qu’en l’espèce, Delphine Balley nous présente une famille de tradition noble qui évolue dans un environnement au mobilier assez rustique. J’ai pourtant entendu la désapprobation manifeste de certains visiteurs (heu en fait, il n’y en avait qu’un…) qui n’a pas hésité à lâcher un désopilant « c’est honteux ! ». Qu’aurait-il donc voulu ? Un château meublé de tables de ferme, orné de tapisseries, de chandeliers, d’armures et de têtes de sanglier empaillées ? C'est du déjà vu par ailleurs. Ici le château a depuis bien longtemps était vidé de son mobilier.

Le centre d’art contemporain qui présente des œuvres prenant en compte le passé historique du lieu qui l’accueille me semble être un excellent trait d’union entre l’histoire et le présent en même temps qu’une ouverture sur le futur.

Je pense que notre visiteur mécontent n'a pas du apprécier non plus les "lampounettes" présentées par la compagnie TILT :
des lampes de bureau de plus de 10m de haut.










Et bien moi, j'ai bien aimé !!!!


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