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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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mardi 22 mai 2012

Les balmes de Montbrun depuis St Gineis en Coiron (Ardèche)

 
Première grande balade de l'année même s'il faut relativiser. En effet pour notre petite famille "grande balade" désigne toute promenade assez longue ou importante pour nécessiter un pique-nique.

En cette mi-mai c'est le site des Balmes de Montbrun qui nous attend. L'envie de s'oxygéner et de profiter d'une rare belle journée ensoleillée nous emmène à atteindre les lieux non pas du parking situé à Bas-Montbrun mais à y accéder à pied depuis le village de Saint Gineis en Coiron situé à 3,5km.

C'est ainsi une marche de 7km qui nous attend auxquels il faut rajouter le temps de la visite sur le site ponctué de panneaux informatifs se rapportant d'une part à la géologie, d'autre part à l'histoire des lieux.
Notre parking sera donc la place de l'église, à laquelle il faut bien entendu rendre une petite visite. Elle est inventoriée aux monuments historiques et sa façade est dissymétrique



























Ensuite il faut suivre la route en contrebas de l'église. L'itinéraire débute au panneau randonnée informatif. Aucune difficulté particulière concernant le balisage, il faut suivre les traces jaunes et blanches.
Et c'est ainsi que nous arrivons devant un chemin bordé de murets de pierres et fermé par une barrière qu'il faudra refermer derrière soi.



  
 Il longe un pré et plus loin nous ne pouvons nous empêcher une fois de plus de photographier les vaches.



Ce chemin, au premier abord charmant, est pourtant envahi de ciguës et d'orties.








Cigüe

 Plus loin, après un ancien lavoir,  il se transforme même un instant en ruisseau et il faut sauter de dalles en dalles pour ne pas se mouiller les pieds.


Nous traversons en descente d'anciens prés, un petit ruisseau et suivons le sentier parfois caladé.



 



 Ça et là des vieux châtaigniers, des fleurs des champs, des papillons et surtout des tas de fraises des bois, encore en fleurs malheureusement pour nos papilles.


Orchis mascula

Saponaire de Montpellier





Vulcain


Le satyre (Lasiommata megera) Coté face


Le satyre (Lasiommata megera) coté pile















Au loin le sentier que nous allons suivre

Arrivé en bas c'est la rivière Claduègne. Et pour la traverser... rien ! Si ce n'est cette vieille passerelle dont l'accès est barré car toute rouillée et l'unique balustrade bouge dangereusement.





Hors de question de traverser ici avec les enfants.  Et pourtant pas de doute, le balisage jaune et blanc continue de l'autre côté. Après avoir tenté en vain le passage à gué, nous nous rabattons sur la dernière solution qui  n'est pas sans déplaire aux enfants : le bain de pied.

Toutefois la température de l'eau n'incite pas à s'attarder.



Et maintenant c'est la remontée vers la route au milieux de chênes et châtaigniers.

Encore un peu d'escalade :




















Arrivés à la route il faut simplement la traverser, le chemin continue de l'autre côté.

Après s'être assurée qu'il n'y a pas de nid de frelons...








Encore un dernier kilomètre en terrain plat et un panneau nous informe que nous entrons sur le site. Si l'on se retourne nous apercevons le village de St Gineis en Coiron sur la montagne d'en face.






La visite commence par une table d'orientation qui surplombe le site et nous permet une vue d'ensemble et une meilleure compréhension de l'emplacement des balmes dans le paysage.




 

Le village est construit dans un cirque qui correspond à un ancien cratère de volcan. En patois baoumo signifie "habitations creusées dans du rocher"

Ensuite nous descendons et commençons la visite en explorant une à une les cavités de façon méthodique.


Au moyen-âge, un simple donjon carré dominait les lieux. Il était occupé par un officier qui représentait le pouvoir local. Il n'en reste aujourd'hui presque aucun vestige. Le village troglodyte s'est développé à ses pieds taillé dans le tuf volcanique qui est une roche tendre. Il fut habité du XIIème jusqu'au début du XXème siècle.

Des cavités sont taillées dans les parois de la falaise, parfois sur plusieurs niveaux



Des panneaux nous donnent des informations sur la géologie des lieux :

le Coiron est un massif à relief inversé. Pour résumer, il y a 8 millions d'années, à l'aube des premières manifestations volcaniques le paysage de l'Ardèche est vallonnée, de larges rivières déposent leurs alluvions au fond des vallées. Les coulés de lave couvrent ses alluvions, comblant ainsi les vallées, et les rivières se détournent. Les marnes et les calcaires non recouverts, déposés par la mer il y a 200 millions d'années, se sont érodés plus rapidement car plus tendres. Ainsi une inversion du relief s'est crée "ce qui était vallée est devenu montagne".


Mais continuons notre visite.


A l'intérieur des habitations, parfois des vestiges des aménagements intérieurs : ancrage d'escaliers, placards, caniveaux...

Du côté nord les habitations sont encastrées dans la falaise à la manière des alvéoles d'une ruche. Elles présentent toutes une vaste ouverture qui à l'époque devait être bouchée par un moyen de fermeture probablement en bois.



Au sud les maisons sont entièrement troglodytes c'est à dire encastrées totalement dans la roche, seules des ouvertures pour les portes et les fenêtres ont été percées.






Avant de repartir nous ne manquons pas d'aller visiter la chapelle, elle aussi troglodyte, implantée à l'écart au nord du château. Elle fut construite plus tardivement, au XVIème siècle. La chapelle actuelle a été réduite par rapport à celle d'origine.


 



Sur l'autel un Christ, une sorte de livre d'or et un message pour le moins ésotérique à mes yeux :


Quelqu'un connait-il le code ?



Il ne nous reste plus qu'à nous en retourner par le même chemin, bain de pieds compris.



 


 
Passager clandestin


La montée sera un peu plus rude dans ce sens mais finalement pas aussi difficile qu'escompté.

 
 

Retour au village de St Gineis







En résumé une super balade très fleurie et très instructive qui devrait plaire aux enfants.

 

Malheureusement l'absence de moyen de traversée de la Claduègne fait que l'on ne peut la recommander en mauvaise saison quand le débit est trop important et/ou la température de l'eau trop basse. Cette balade est pourtant répertoriée et balisée, une nouvelle passerelle serait la bienvenue. En attendant on peut amener les bottes de pêche.


D'autres photos plus récentes (même si le site n'a pas changé, les enfants ont grandi !)




Edition du 11 juillet 2016

Tadaaam ! Comme nous l'annoncait "Anonyme" dans son commentaire de mai 2015, la passerelle a bien été rénovée et sécurisée. En voici la preuve :





Plus d'excuses pour ne pas faire cette balade !


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