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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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jeudi 18 février 2016

Vogüé : au dessus du château (Ardèche)

On comprend pourquoi Vogüé est classé parmi un des plus beaux villages de France quand on découvre le cadre dans lequel a été bâti son château médiéval, entre rivière et falaise aux blocs calcaires mis à nus par l'érosion. La balade prévue est courte et c'est tant mieux car cela me laissera le temps de partir à la découverte du château, du village et de ses berges, sous un beau soleil de fin d'automne.




Les berges de l'Ardèche, un endroit idéal pour un pique-nique sur les rochers avant de partir à l'assaut de la falaise.

Le pont actuel sur l'Ardèche date d'après la seconde guerre mondiale





Ruine du moulin de 1458 emporté par la crue de 1890




Madame à ses pieds


Le départ de la balade se fait au panneau info-rando non loin de la place du château.

Ce château est le berceau de la famille de Vogüé. Au départ il y a une première bâtisse construite au XIIème siècle. Le château passe ensuite entre les mains de plusieurs seigneurs et acquiert la physionomie sous laquelle on le connait aujourd'hui à la fin du XVème siècle. Debut XVIIème le château retourne aux mains des de Vogüé et est aménagé dans le style renaissance.





Le château est toujours aujourd'hui propriété de la famille de Vogüé mais il est mis à disposition à une association "Vivante Ardèche" qui fait vivre la bâtisse en proposant des visites guidées et des expositions temporaires de divers artistes.

Retournons notre balade du jour qui nous emmènera au dessus du château et au delà de la falaise calcaire creusée par la rivière pour s'apercevoir que le chaos rocheux se poursuit au delà, dans la garrigue.

Au panneau info-rando, prendre la rue qui monte et première à droite. L'itinéraire est balisé de jaune et de blanc.

Iris de décembre

On arrive au poteau "Vogüé", où il faut poursuivre tout droit direction "Vogüé gare".


Ce chemin offre un point de vue plongeant sur le château et le village sur lequel il veille.





Et tout à coup apparait la petite chapelle au nom étrange de Saint Cerisse, ou Cerice, dite aussi la "Gleyzette" c'est à dire "petite église" qui domine le château.







Cette chapelle qui appartient également à la famille de Vogüé a été mise à disposition de l'association "Sauvons le petit patrimoine" qui a entrepris d'importants travaux de rénovation. L'inauguration de la restauration de la chapelle a eu lieu en avril 2013.



En cette mi-décembre elle abrite une crèche :



A l'arrière de la chapelle, un chemin récemment aménagé et fléché permet d'accéder à la carrière Giraud, dite de Saint Cerice, encore une œuvre réalisée par l'association "Sauvons le petit patrimoine" qui a voulu ici rappeler 80 ans d'exploitation de la pierre calcaire dans ce musée à ciel ouvert qui accueille au sein de l'ancienne carrière des panneaux explicatifs sur l'historique, la géologie, les techniques d'extraction et de taille etc...






Après cette pause instructive continuons notre balade en passant sur le petit pont et en poursuivant sur le chemin de St Cerice. Sur le passage, cette croix vous indiquera que vous êtes dans la bonne direction :


C'est la croix de St Cerice. Une plaque nous indique que l'originale a été détruite en 1975, seul le socle subsistait. Elle n'était pas très ancienne, elle datait du 19ème siècle et était probablement l'œuvre d'un carrier local. Là encore elle a été remplacée grâce à l'association "Sauvons le petit patrimoine".



Ensuite c'est le premier chemin à gauche, un joli chemin longé de murets en pierre sèches comme il y en a tant dans la région. Ensuite c'est tout droit direction nord-ouest pendant environ 700m, endroit où il faudra prendre garde à quitter le chemin pour un plus petit qui part sur la droite, signalé par un cairn et un balisage jaune et blanc sur un arbre (que je n'avais pas vu et j'ai donc dû faire demi-tour).

Sur ce sentier on aperçoit déjà le village de St Germain au loin. En chemin sur votre gauche vous trouverez une ancienne carrière de calcaire.






Malheureusement certains confondent carrière et déchetterie...



En continuant on aperçoit bientôt le hameau des Chazes.




En prenant à gauche sur la route goudronnée sur laquelle on arrive se situe le carrefour "Les Chazes". De là on peut couper court à notre circuit et suivre "Vogüé" à 2,1km. Mais avouez que cela serait dommage, alors je continue dans la direction prévue : St Germain

Mais auparavant quelques photos du hameau des Chazes situé sur la commune de St Germain.



Mon topo guide me signale  que le terme "chaze" vient de l'occitan "chasa" qui signifie petite maison ou habitation.



En plus d'un calvaire, un vieux four à pain, ainsi qu'un puits et un abreuvoir en pierre de taille :



Malheureusement une ligne électrique passe pile au dessus...

Toujours en suivant le balisage jaune et blanc je me dirige vers les quartiers le Clot et St Pierre en prenant le chemin entre le calvaire et le puits. A 200m prendre à droite (balisage) le chemin des carrières pour rejoindre un chemin goudronné qui traverse le quartier résidentiel le Clot et mène au carrefour "St Pierre".

De là on a une belle vue sur le village de St Germain juste en face, que le panneau annonce à 700 mètres.



Mais il faut laisser St Germain pour prendre un chemin, le chemin des Oiseaux, qui part vers le nord-ouest direction "Lavilledieu"






On traverse un bois, où le chaos rocheux est toujours présent. Les créatures étranges ne sont pas loin non plus...




Un premier chemin part sur la droite, sans balisage, il faut continuer tout droit. En chemin je sais que je vais passer à proximité de la Baume du Bois, et sans avoir vu sa présence sur la carte, j'aurais facilement pu passer à côté sans m'en apercevoir. Il s'agit d'une cavité qui jouxte le chemin, cachée par la végétation elle pourrait même s'avérer dangereuse.



C'est la seule photo que vous aurez, pressée par les aiguilles qui tournent et le soleil d'hiver déjà très bas. Mais j'ai quand même effectuée une reconnaissance, on peut y descendre assez facilement.

Le prochain embranchement est tout près, c'est le carrefour "Baume de bois". De là on peut rejoindre Lavilledieu en allant à droite. Je continue vers Vogüé annoncé à 3,3km.




100m après le carrefour, un nouvel embranchement, plus à découvert. Il faut prendre à gauche, signal du retour sur Vogüé. Il est temps, le soleil fait mine de vouloir déjà se cacher derrière l'horizon. Les arbres sont moins présents, et le soleil très bas dans la direction où je me rends m'éblouit. Et c'est ainsi que je passe à côté d'un changement de direction en ne voyant pas les traces jaunes et blanches qui l'annonçaient...

A mesure de ma progression sans n'avoir vu aucune trace de balisage je comprends mon erreur et me décide à faire demi-tour jusqu'à un embranchement que je n'avais même pas remarqué à mon grand étonnement, dans ma hâte de rentrer rapidement et à cause du soleil dans les yeux...


Le changement de direction manqué

Bon l'erreur est réparée, je range l'appareil photo pour l'instant et me presse en prenant bien garde au balisage cette fois, mais il n'y eu plus trop d'erreur possible, je sais qu'il faut prendre tout droit désormais et ne pas tenir compte des chemins latéraux.

A l'approche des falaises je sais que je suis bientôt arrivée :




Retour en descente auprès du premier poteau "Vogüé" au dessus du château au soleil couchant.




Voilà ainsi se termine une balade lumineuse au milieu de bois et roches où demeurent les traces du temps des carrières qui ont joué en leur temps un rôle très important dans la vie économique et sociale de la région. La balade présentée, qui figure dans le topo guide "Du plateau des Gras aux Gorges de l'Ardèche" est annoncée d'une distance de 6,8km pour une durée de 2h30. Comptez plus pour la visite du village.


Source IGN


Le dénivelé est insignifiant. Le soleil était avec moi et même s'il m'a joué un tour il a illuminé et amplifié les couleurs automnales des bois traversés et a compté beaucoup pour la réussite de cette sortie.













jeudi 4 février 2016

De l'abbaye d'Aiguebelle à Montjoyer (Drôme)

Cette courte balade de 5km permet de découvrir deux centres d'intérêts de la Drôme provençale, dont les visites respectives prendront plus de temps qu'il ne vous faudra pour les relier à pied. Je vous propose pour cette première balade de l'année de relier l'abbaye d'Aiguebelle, à son chef lieu de commune, le village de Montjoyer.



La balade débute à l'abbaye. Aiguebelle est une abbaye cistercienne, et comme le veut la tradition de cet ordre, elle a été fondée dans une vallée isolée et boisée, ici nous dirons plutôt un vallon. Ce vallon se trouve à la confluence de trois rivières, d'où le nom de belles eaux, aigues belles.

Passons devant la réplique de la grotte de Lourdes



et grimpons le chemin qui longe le ruisseau.


L'eau par le passé a été canalisée pour les besoins du travail monastique


Nous arrivons face à la route, il faut prendre le chemin en face, balisé ainsi :




Nous suivons nous le chemin M3. Devant le magasin de l'abbaye un panneau propose en effet plusieurs balades de différentes longueurs. Il faudra que je revienne...

Cette première partie se fait à couvert, dans les bois à l'ombre des arbres, ce qui me semble intéressant pour une balade estivale. Arrivés à une clairière, le chemin semble faire demi-tour, mais c'est pour franchir le ruisseau et repartir sur l'autre rive.

Au niveau du gué mon regard est attiré par cette construction que je pris tout d'abord à tort pour un perchoir de chasseurs.



Mais il s'agit en fait d'un oratoire appelant à la prière en souvenir des 7 moines de ND de l'Atlas à Thibirine en Algérie massacrés dans des conditions plus que troubles en 1996. Notre Dame de l'Atlas était l'un des monastères fondé par ND d'Aiguebelle.


"7 vie pour Dieu et l'Algérie"



Un rongeur a voulu manger les prières...






On remonte le ruisseau par sa rive droite.



Et ce ruisseau il faut le retraverser plus loin à gué encore, et remonter le vallon pour des lieux plus dégagés composés principalement de champs de lavandin.






 Montjoyer n'est plus très loin, on aperçoit les premières maisons.





On marche peu de temps sur le goudron que l'on quittera au niveau d'un virage à gauche pour couper court par un chemin bien sympathique bordé de murets en pierres comme j'apprécie.





On approche










D'autant que le voisinage est tout aussi sympathique.






Le chemin débouche devant l'imposante église située à l'entrée du vieux village. Si elle est située à l'écart c'est qu'elle a été construite en 1854 pour remplacer la vieille église située au centre du village et jugée trop vétuste.



Les peintures murales intérieures dont l'église est presque entièrement recouverte ont été exécutées par des moines de l'abbaye d'Aiguebelle en 1879. Mais je ne peux vous les montrer, n'ayant pu rentrer à l'intérieur, St Pierre avait gardé les clés....











L'histoire du village de Montjoyer est étroitement liée à celle de l'abbaye d'Aiguebelle. Celle-ci est créée en 1137 sur des terres qui sont données par le seigneur de Rochefort en Valdaine, Gontard Loup aux abbés d'Aiguebelle. Les moines qui s'y installent viennent de Morimont en Champagne. Ils construisent un ensemble de bâtiments : cloître, église, réfectoire....


Ces moines font partie de l'ordre cistercien de la stricte observance. Ils suivent la règle de St Benoit : vie en communauté à l'écart de la vie ordinaire, vie simple et pauvre, faite de prières et de silence, communauté vivant en autarcie grâce au travail manuel des moines. 
Les moines de l'abbaye d'aiguebelle agrandissent progressivement leur domaine au fur et à mesure des donations des seigneurs voisins en leur faveur. Ils exploitent leurs terres. A l'emplacement actuel de Montjoyer ils installent une grange monastique, la Grand'grange. Cette grange est à l'origine du village. Petit à petit la Grand'grange devient un hameau de Réauville. Enfin en 1842 Montjoyer accède au statut de nouvelle commune de la Drôme, et obtient que l'abbaye d'Aiguebelle soit sur son territoire.





Montjoyer a gardé de son passé médiéval des ruelles avec passage couvert, un morceau de rempart dans lequel s'ouvre une porte qui dû être la porte d'entrée du village.













Au centre de la place du village cette fontaine surmontée d'une statue de St Paulin patron de l'église du village.




L'arrivée d'eau de cette fontaine sort du bec d'un cygne en bronze






La grange monastique à l'origine de la commune :








Il est temps de repartir. Pour cela j'emprunte un temps la route qui retourne à Roussas via l'abbaye, direction sud-ouest.




avant de continuer sur un chemin direction sud, qui passe devant la station d'épuration écologique avec lits de roseaux, et devant de beaux champs de lavandins qui mériteront une petite visite lors de la floraison.








Les abeilles s'activent déjà

Le chemin continue à travers champs, bois et truffières, il faut le suivre sans discontinuer jusqu'au poteau "Chemin des Vignes" situé à 2km de Montjoyer.




Si vous trouvez la balade un peu courte, vous pouvez continuer sur la gauche pour faire le circuit de l'abbaye, à droite c'est plus court puisqu'il ne vous restera que 700 mètres à parcourir jusqu'au lieu de méditation des moines.


Pont sur le ruisseau du Rang


Ruisseau du Rang en contrebas


Retour à l'abbaye




L'âge d'or de l'abbaye se situe à la fin du XIXème siècle où plus de 220 moines s'occupaient de la culture de céréales, des animaux de la ferme et pratiquaient l'apiculture. De nos jours les moines ne sont plus qu'une vingtaine et tirent l'essentiel de leurs ressources de la boutique proposant des produits ainsi que ceux d'autres communautés religieuses dont celles qui ont été fondées par Aiguebelle. Parmi ces produits l'Alexion, boisson aux plantes, des tisanes, ainsi que le baume d'Aiguebelle.






L'hospitalité est une autre règle de St Benoit. A ce titre les moines accueillent des retraitants désireux de trouver un lieu de ressourcement spirituel dans leur hôtellerie.  





Pont sur le ruisseau du Rang vu d'en bas






Marques de tâcheron sur l'église


Cette petite balade devrait plaire aux amateurs de calme et de spiritualité. Ce lieu rafraichissant baigné par les eaux, la présence de bois alentours et de champs de lavandins font qu'il se visitera idéalement en début d'été.

Source IGN



Le printemps en janvier :



Comme prévu, je suis revenue à Montjoyer à la saison des lavandes en fleurs, pour suivre cette fois le circuit M1 : C'EST PAR ICI




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