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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région (et ailleurs parfois) avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26" ou "lenabalades"

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mardi 23 avril 2013

Mézilhac : marché de la myrtille (Ardèche)






Chaque deuxième samedi du mois d'aout depuis 2005, Mézilhac, petit village du plateau Ardéchois, célèbre ce petit fruit appelé ici "la perle bleue", riche en vitamines et minéraux.

On la retrouve dans tous ses états : fraiche, en confitures, tartes, glaces... Divers restaurateurs partenaires la mettent à leur carte et divers animations sont proposées ce jour là :

- Balades thématiques 
- Démonstration de ventilation des myrtilles
- Expositions
- Randonnée pédestre
- Initiation à la cueillette au peigne
...




A l'arrivée inutile de s'engager dans le village coupé à la circulation, un pré est transformé en parking pour l'occasion. La foule présente ce jour témoigne du succès de cette manifestation. Tant de monde est plutôt inhabituel sur le plateau, et d'habitude c'est plutôt pour la tranquillité que je viens par ici.





Le marché se tient sur la place de l'église, pas difficile à trouver dans ce village d'une centaine d'habitants.





Je tiens à faire le ramassage des myrtilles au peigne qui nous est proposé. Il faut s'inscrire, une navette est prévue toutes les 1/2 heures. Le moment venu un mini-bus nous amène sur les pentes du Montivernoux à Lachamp-Raphaël. Un champ y est balisé pour la cueillette. 





Une petite démonstration avant de commencer et comme souvent, le geste semble facile de la part d'un habitué, mais quand il s'agit de le faire soit-même c'est beaucoup moins aisé. Le peigne s'emmêle dans les branchages, les baies tombent à côté du récipient. Le geste doit être précis et rapide et l'inclinaison correcte. Mais quel bonheur d'entendre le bruit des myrtilles rouler au fond du seau et de voir ce dernier se remplir beaucoup plus rapidement qu'avec une cueillette à la main. 



La demi-heure passe très vite et le mal de dos s'installe. ll faut partir en laissant sa cueillette aux paysans. En effet on ne peut pas emporter le fruit de son travail. Les producteurs veulent nous sensibiliser par là aux conditions difficiles de la cueillette ainsi qu'au fait qu'il ne faut pas ramasser ce fruit sans autorisation car cela leur enlève une partie de leurs revenus.


Ramasser les myrtilles au peigne est plus rapide mais demande un travail de tri plus important. Pour cela on utilise une machine à ventiler. Une démonstration nous est proposée mais elle a tellement de succès que nous ne pûmes y assister. Heureusement que je l'avais déjà vu fonctionner quelques années auparavant. Une machine actionnée à la main trie les feuilles, brindilles et insectes indésirables par ventilation, ce qui n'empêche pas un dernier tri à la main sur un tapis roulant. 





Il a fait très chaud ce jour là et la fontaine près de l'église a été très sollicitée.

Nous repartons les bras chargés de produits locaux, miel, farine et confiture de châtaignes et de myrtilles bien sûr, et nous avons même retrouvé notre vendeuse de confiture de lentilles.

Nous nous arrêtons un instant au pied de ce monument érigé en mémoire aux 21 victimes de l'accident d'avion qui eut lieu le 21 janvier 1971 en pleine tempête de neige lors de cet hiver célèbre pour sa rigueur. Outre des militaires, cet avion transportait des scientifiques atomistes, les plus grands cerveaux de l'époque en la matière, d'où des rumeurs de sabotage. L'avion recelant des documents top secrets, on imagine les remous crées à l'époque par l'arrivée des gendarmes qui sécurisèrent les lieux mitraillettes à la main.






Ce monument commémoratif a été érigé par l'association "Les Ailes Brisées", une association d'entraide aux aviateurs blessés en service aérien et à leur famille.

Une journée gourmande et très intéressante, recommandée aux amateurs de spécialités locales.

Cette année le marché aura lieu le samedi 10 aout 2013. Programme ici.


vendredi 12 octobre 2012

Viviers : spectacle "Diva d'eau" au port (Ardèche)

Si les balades et randonnées que j'apprécie particulièrement entrent dans la catégorie "mais où pourrait-on bien aller" du sous-titre de mon blog, dans la deuxième catégorie "mais qu'est ce qu'on pourrait bien faire" j'inaugure aujourd'hui la sortie culturelle.

Dans le cadre du festival "Automne Autrement" une représentation de la compagnie Transe Express "Diva d'Eau" a eu lieu dans le port de Viviers le 7 octobre 2012.
 
Ce spectacle s'inscrit dans le cadre des Aqua-Rhône, volet culturel du Plan Rhône, programme plus global autour du fleuve et de sa vallée qui a permis le développement de nombreux projets sur les plans écologiques, économiques et culturel.

Sur l'affiche cette mystérieuse annonce : "Opérette aqua-fantastique jouée sur l'eau" qui laisse présager quelque chose d'insolite et qui titille donc notre curiosité.

De nombreux spectateurs installés de part et d'autres du port regardent à droite à gauche dans l'espoir d'apercevoir un indice permettant de lever le mystère sur le spectacle.




 
 Pour l'instant pour tout décor d'étranges cages métalliques flottent dans la rade. 





Soudainement un bruit de percussions de fait entendre et de derrière la digue, escortée par des cygnes dérangés par le bruit, sort une embarcation garnie d'un équipage singulier et d'une ménagerie sous cage non moins singulière.










Après avoir déposé un membre de la ménagerie sur chaque ilot l'embarcation se retire, laissant chaque protagoniste libre de leurs acrobaties. Le peuple de l'amont s'installe.


Puis après une certaine attente teinté d'impatiente, arrive celle que cet étrange peuplade escorte et à qui ils ouvrent la voie : Raymonde diva de l'onde venue de Suisse qui descend le fleuve. La belle soprano a le son cristallin des glaciers qu'elle diffuse au sommet de sa haute robe à crinoline qui ont du faire pâlir d'envie toutes les petites spectatrices. 






 Raymonde vient de l'amont et rêve de voir la mer. Nous spectateurs allons être témoins de sa rencontre avec Valérian le Gardian qui vient de Camargue en aval et remonte le fleuve sur son cheval par le chemin de halage. Entre le cavalier terrien et la diva de l'onde la rencontre improbable aura t'elle lieu ?








Ce Spectacle complet mêle plusieurs arts : acrobaties, chant, musiques variées (blues, opérettes, jazz, musique de cirque...) agrémentés de beaux costumes, servis par une sonorisation sans faille, dans un décor original et magnifié par le soleil couchant. Nous en avons pris plein les yeux et les oreilles.



Opérette aqua-fantastique, ces termes associés résument parfaitement la teneur du spectacle. Il faut encore préciser que ce spectacle était gratuit, merci donc aux financeurs.









  

Et à la fin de la représentation, Raymonde (Ariane-Olympe Girard ) a répondu gentiment à quelques questions de spectateurs et a pris la pause pour la photo et pour les enfants émerveillés de pouvoir approcher cette belle princesse.








jeudi 6 octobre 2011

Alba la romaine : le site antique (journée du patrimoine 2011) - (Ardèche)


 C'est une jeune guide très sympathique du conseil général qui nous accueille en cette journée du patrimoine sur le site antique d'Alba Helvorum, capitale au 1er siècle av. JC des Helviens, peuple gallo romain dont le territoire correspond au sud du département de l'Ardèche.


L'occupation antique sous la plaine viticole d'Alba était connue depuis plusieurs siècles. En travaillant la terre les agriculteurs remontaient des fragments de marbre ou de statue. C'est dans les années 1980 lors de la restructuration du cépage que débute une ère de fouilles archéologiques qui permettent de dégager un centre monumental avec des édifices publics et des temples.

 


Un centre économique est également mis à jour avec ces boutiques qui longent le cardo maximus, la voie principale nord sud.



Le cardo : les pierres reconstituées sont volontairement de couleur différentes des pierres originales afin de pouvoir distinguer le vrai du reconstitué.







Trous de louve sur les pierres de dallage pour faciliter le transport et la mise en place.


On peut estimer la superficie de la ville par rapport aux nécropoles retrouvées puisqu'elle étaient situées en périphérie. De même on peut estimer le nombre d'habitants par rapport à la capacité d'accueil du théâtre qui était de 3000 places.

Le théâtre a la particularité d'être traversé par le ruisseau du Massacre. A l'époque la scène enjambait le ruisseau.




Au IVème siècle après JC Alba devient siège épiscopal.
Le problème avec le site d'Alba c'est qu'après le transfert de l'évéché à Viviers à la fin du Vème siècle, le site n'a pas été abandonné. De ce fait les matériaux des constructions gallo romaines ont été réemployées et il ne reste que peu de vestiges architecturaux sur le site.

Ainsi, pour matérialiser aux yeux des visiteurs le plan architectural de l'époque, certains bâtiments sont délimités au sol par des minéraux de différentes couleurs.






Et pour conclure cette journée sur un thème identique, nous était proposé en fin de visite un spectacle gratuit que l'on peut présenter ainsi :

Agrippine, mère de Néron, cherche son fils parmi le public. Malheureusement pour eux, elle est myope...





Un important chantier de revalorisation du site est en cours. A terme devrait voir le jour un musée archéologique présentant les vestiges retrouvés sur le site antique.



vendredi 6 mai 2011

St Julien Labrousse : randonnée organisée du 1er mai (Ardèche)




Comme annoncé précédemment, nous étions de ceux présents à la salle des fêtes de St Julien Labrousse le 1er mai au départ des circuits de randonnées proposés traditionnellement par les villageois à cette date.



Le village de St Julien Labrousse


L'inscription se fait sur place. Plusieurs circuits sont proposés et le choix n'est pas imposé au départ, on peut se décider en route, selon sa forme, la météo ou le temps dont l'on dispose. Vue l'heure assez tardive (nous avons tout de même mis 1h30 pour rallier Viviers à St Julien Labrousse) nous avons oublié le 17 et 21km.







Par rapport à certaines randonnées comme à Venterol ou à Gras, et ne connaissant que très peu la région, nous avons regretté qu'il n'y ait pas eu de cartes distribuées à l'inscription. Nous avons dû nous résoudre à naviguer à vue, en suivant les panneaux et les banderoles rouges et blanches. Nous sommes ainsi totalement à la merci du balisage.







Un village au loin ? Pas de carte pour nous indiquer duquel il s'agit...



Et c'est parti !
(Remarquez l'allure nonchalante à la "on est bientôt arrivé ?" du pré-ado de droite)


La seule randonnée organisée déjà effectuée dans la région, est celle de St Michel de Chabrillanoux. Je ne peux donc que comparer avec cette dernière.


Première grosse différence : la randonnée de St Michel propose un ou plusieurs gros ravitaillements de qualité, composés de fruits, pain, fromages, charcuteries, gâteaux, café, boissons... qui mettent l'eau à la bouche et du baume au cœur lors d'éventuels découragements ou fatigues.


A St Julien, le ravitaillement est plutôt succinct, en raison du repas proposé à l'arrivée. De même à St Michel, lors de chaque ravitaillement ainsi qu'à l'arrivée, nous étions pointés par mesure de sécurité, histoire de s'assurer que tout le monde était bien là.


Autre petite différence : A St Michel, la distance restant à parcourir est indiquée régulièrement. A St Julien on randonne dans le flou encore une fois.
Passons sur ces petits détails, car ils ne doivent pas occulter un très bon accueil, un très bon balisage et un très bon choix de parcours qui nous ont permis de découvrir des paysages alternant traversées de prairies,


(champ de trèfles)




sentiers bordés de genêts,



châtaigneraies,




pinèdes,

fourmilière géante

et panoramas sur les plus hauts reliefs ardéchois.










Rencontre également avec la faune typique des lieux : moutons, vaches, chevaux et chèvres





Premier ravitaillement :





Le domaine de Fontréal (ou fontaine royale)


Diane de Poitiers, baronne de Chalencon au milieu du XVIème siècle aurait fait de Fontréal son pavillon de chasse.

Petit aperçu de la flore :



Champ de framboisiers et monnaie du Pape (lunaria annua)

Salsifis des prés (Tragopogon pratensis L.)


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