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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région (et ailleurs parfois) avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26" ou "lenabalades"

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jeudi 27 août 2009

Les vallées de l'Ennuye et de l'Ouvèze

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui c’est une balade en voiture que je vous fais découvrir, une boucle à l’est de la Drôme provençale dans les Baronnies.

Nyons / Ste Jalle

Autrefois grande cité marchande des Baronnies, Ste Jalle est aujourd’hui un village tranquille possédant un patrimoine médiéval qui vaut le détour.

Mais en ce qui nous concerne aujourd’hui, arrêtons-nous seulement quelques instants à l’église Notre Dame de Beauvert située un peu à l’écart du village à l’angle de la route menant au Poët Sigillat. Elle fut construite au XIIème siècle sur le site d’un temple antique et est dédiée à Ste Galle.

La porte, dont le décor est richement sculpté porte un tympan représentant de droite à gauche un joueur de viole, un personnage avec une chouette sur l’épaule, un homme avec une sorte de besace et un bâton (un pèlerin ou un berger) et un coq. Les interprétations sont multiples.















St Jalle / le Col d’Ey


Petit pause pour admirer le panorama sur la vallée de l’Ennuye...




et sur la montagne de Montlaud (969m) qui sépare cette vallée de celle de l'Ouvèze.

puis c'est la descente vers la vallée de l’Ouvèze :


Col d’Ey / Ste Euphémie sur Ouvèze

Le village actuel, plus bas que le village primitif, date du XIVème siècle et est constitué d’un groupe de maisons hautes jointes formant une ronde défensive une fois les portes fermées, d’une église et d’un temple.


Ste Euphémie / St Auban sur Ouvèze

St Auban est situé à la sortie du défilé de l’Ouvèze à 600m d’altitude. Le village possède les restes d’un petit château avec ses tours, des vestiges de rempart, et des portes encore conservées. Le reste est constitué de calades et de soustets.


Sur une des places du village à proximité du château, cette jolie fontaine avec ses tuyaux en tête de cygnes.













St Auban sur Ouvèze / St Sauveur Gouvernet


Allez on bifurque pour reprendre la D64 direction St Jalle, il faut bien penser à rentrer.

Un petit arrêt rapide pour photographier les restes du château de Gouvernet, du nom du seigneur qui occupa les lieux au XVIème siècle, René de la Tour-Gouvernet, et qui se révéla être un guerrier protestant habile mais cupide et cruel.

St Sauveur Gouvernet est une commune réunissant aujourd’hui trois hameaux qui sont d’anciennes communes distinctes : St Sauveur, Gouvernet et la Bâtie Verdun.


St Sauveur-Gouvernet / Bellecombe-Tarendol


Visite rapide de Bellecombe qui possède une bien grande église par rapport à la taille de ce village, mais son clocher n’a pas été érigé.

Un arrêt un peu plus long dans le village de Tarendol, hameau de Bellecombe, et ses magnifiques marnes.



La marne est un minéral entre argile et ardoise, une sorte de sable grossier de couleur gris bleuté sur lequel rien ne pousse. Tarendol c’est aussi une célèbre auberge, et le village de la famille de l’écrivain René Barjavel, et c’est dans son cimetière qu’ils choisirent d’y fixer leur dernière demeure.



Pas grand monde... Ah si, un cortège palmé traverse la route. C'est bien calme ici !








Nous redescendons ensuite sur Ste Jalle en prenant la direction du Poët Sigillat. Non sans avoir immortalisé ce champ de lavandes, que j’avais déjà photographié un peu trop tôt en mars dernier au moment où la nature s'éveillait à peine :







Mars 2009

Juillet 2009

Et sans Photofiltre s'il vous plait !

Et c’est le retour à Ste Jalle devant l’église.

mercredi 26 août 2009

Autour du Gerbier de Jonc (Ardèche)



Après avoir fièrement gravi l’année dernière le Mont Gerbier de Jonc moyennant la somme « modique » de 1.50 euros, promenons nous cette année gratuitement grâce au Conseil Général de l’Ardèche et accompagnés de Lise, notre guide nature, autour du célèbre suc dont le site abrite non pas une, non pas deux, mais trois sources de la Loire.

En effet le Mont Gerbier de Jonc, issu d’un volcanisme ancien est situé au milieu de prairies humides où l’eau s’échappe de toutes parts. Et si les trois sources recensées peuvent toutes se prévaloir du titre officiel de « Source de la Loire » c’est qu’en fait c’est leur confluence quelques kilomètres en aval, qui va donner naissance au plus long fleuve de France (1012 km).



La source authentique



Tarie, l’eau qui s’en échappe lors de fortes précipitations représente en fait le surplus de la source géographique située en contrebas.




La source géographique


Une ferme traditionnelle en toit de lauze a été construite sur la source.

Le bétail s’abreuvait au bac puis se dirigeait à gauche dans la ferme, alors que les hommes se dirigeaient à droite.

Avoir une source à l’intérieur de la ferme permettait aux habitants d’avoir de l’eau en permanence l’hiver alors même qu’à l’extérieur tombaient fréquemment jusqu’à 3 mètres de neige.




De là l’on voit l’eau de la source filer à travers champs vers le sud. Vers le sud, ai-je bien dit ! Car quelques kilomètres plus loin, le fleuve est freiné dans sa course méridionale par le Suc de Bauzon qui l’a fait remonter au nord lui permettant de se jeter dans l’Atlantique in fine. Sans ce suc la Loire, qui se serait peut-être dès lors appelée autrement, se serait jetée dans la Méditerranée.




Le toit de la ferme en lauzes (ou phonolite) est pentu pour ne pas retenir la neige. D’autres toits de la région sont faits en genêts, posés alors qu’ils sont encore verts, ils ont une durée de vie de 30 à 35 ans. De même pour la paille de seigle.

La source véritable

C’est la source la plus éloignée de l’océan.


Quelques fleurs autour du Gerbier

Verâtre blanc (toxique)




Sur une plante non fleurie, l’on distingue la Verâtre blanc d’une gentiane par le fait que les feuilles sont alternes chez la première alors qu’elles sont opposées chez la seconde.

Angélique




Épilobes



lundi 20 juillet 2009

mercredi 8 juillet 2009

Le lac de Cornillon sur l'Oule (Drôme)

...ou lac du Pas des Ondes. C'est le top de mes recherches Google en ce moment, sûrement à cause des vacances et de la chaleur. Je lui devais bien un petit article !

Mais je n'y vais jamais me baigner en saison, il y a trop de monde. C'est d'ailleurs pour cela je pense que l'accès y est payant. Il faut dire que quelques aménagements ont été faits. Mais je peux pas vous en dire plus, je ne me suis pas approchée plus que ça :



Bon là il ne faisait pas très beau, c'était avant la pluie...

dimanche 5 juillet 2009

Tarendol : la tombe de René Barjavel (Drôme)

Une petite photo en passant pour rassurer Bibop et Loula et leur montrer que je ne me suis pas mise à la philatélie ni au tricot, que je continue mes balades, mais que celles-ci se limitent à la visite de villages en raison de la chaleur, et se font de plus en plus rares en raison du peu de temps que j'ai à y consacrer en ce moment.

Voici donc une photo de la tombe de l'écrivain René Barjavel, située dans le cimetiere de la petite commune de Tarendol, au milieu des abricotiers et des marnes, sur les hauteurs du val d'Ennuye.


René Barjavel est né à Nyons et repose dans le village d'origine de ses ancêtres.
De Nyons il écrira (en faisant référence à la phrase de Giono "Nyons me parait être le paradis terrestre") :

"la seule différence entre Nyons et le paradis, c'est qu'à Nyons on est bien vivant"

mardi 23 juin 2009

La fête médiévale de Crest (Drôme)

Crest, dont nous avions déjà visité l'imposant donjon en aout dernier, proposait le 30 mai pour la quatrième année consécutive, une grand fête médiévale.



Voici en photo un aperçu de cette manifestation qui plait autant aux grands qu'aux petits.








L'Ost du Dauphin nous a présenté une démonstration d'artillerie du XVème siècle très intéressante. Bien sûr les armes étaient chargées à blanc, mais à la fin du Moyen Age elles tiraient des projectiles en pierre ou en métal. A cette époque l'artillerie était en réalité peu efficace et n'avait qu'un rôle psychologique. De plus, le poids des pièces et la lenteur de leur chargement les rendaient impropres à un usage sur le champ de bataille.


Le pierrier à boite




Boute feu !

(Vidéo prise par mon fils)

Impossible d'appuyer sur le déclencheur sans bouger tellement le tir est bruyant !



Le ribaudequin

Ça sent fort la poudre !



Présentation du matériel de protection :

Entrainement de la garde :














Ça dégénère...
Dame Cousine, diseuse de bonne aventure et préparatrice de philtres et remèdes en tout genre nous a livré le secret de l'une de ses préparations et nous a quitté sur un air de chanson médiévale.




Sylvain le troubadour et magicien nous présente sur air théâtral et en musique les tours (et les rats) qu'il a dans sa besace. Nul doute qu'en autre temps il aurait été accusé de sorcellerie !














Terminons par un petit chef d'œuvre, deux comédiens dont malheureusement le nom n'est pas dévoilé, qui nous présente "Improbadour", un spectacle d'improvisation dont le thème de chaque scénète est donné par les membres du public.



























Ces comédiens hors pairs ont été excellents alors même que certains spectateurs très facétieux ne les ont pas gâtés avec des thèmes peu médiévaux comme "Yéti" ou "Cactus", ils s'en sont sorti royalement.



Les fêtes médiévales se multiplient aujourd'hui en France en écho à l'engouement du public pour ce genre de manifestation. N'ayant assisté auparavant qu'à celle de Chateauneuf du Rhône célébrant la St Nicolas en décembre, je n'ai que peu de point de comparaison. Mais la fête de Châteauneuf m'avait plongé beaucoup plus dans l'atmosphère médiévale : costumes portés par l'ensemble des participants, ville médiévale bien délimitées par ses portes retrouvées, pailles jonchant le sol de la totalité des rues, secteur moins étendu, climat hivernal.

Si pour l'ambiance générale ma préférence va à la fête de Chateauneuf, Crest remporte la palme en ce qui concerne les manifestations présentées, notamment l'artillerie et les troubadours improvisateurs.

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