Bienvenue

Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région (et ailleurs parfois) avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26" ou "lenabalades"

---

mardi 2 avril 2013

St Montan / Larnas : la Sainte Beaume (Ardèche)




 La Sainte Beaume, un nom trompeur car il ne s'agit pas de ce massif bien connu s'étendant du Var aux Bouches du Rhône et abritant la grotte de Sainte Marie-Madeleine mais de gorges reliant le village médiéval de St Montan au petit village de Larnas situé sur le plateau du Laoul.

Cette petite vallée étroite et profonde, aride et désolée est aussi nommée "Val Chaud". La promenade d'aujourd'hui est une boucle autour de ces gorges. Au programme de cette balade familiale : Eglises, grotte, panorama sur la vallée du Rhône et belle vue en final sur le village de St Montan. 


Le départ de la randonnée est situé à l'église San samonta construite en l'honneur de Montanus, un ermite qui vécut dans une grotte de la Sainte Beaume au Vème siècle. Cette église est constituée de deux édifices juxtaposées : une chapelle du Xème siècle et une église romane du XIIème. 

 


Le sentier débute ici, à droite de la chapelle lorsqu'on lui fait face :




Le balisage jaune et blanc commence. Il faut bien le suivre, il nous sera très utile tout le long du parcours. Le sentier grimpe doucement, nous passons sous un site d'escalade.






Nous nous élevons doucement, profitant au passage d'une belle vue sur les gorges, même si le soleil qui s'était montré le matin n'est plus de la partie.



Quelques pierriers sont à traverser sans grande difficulté, à part un qu'il faudra traverser dans le sens de la montée nous obligeant à résister aux cailloux instables. Pour cette raison le parcours dans ce sens est préférable plutôt que dans le sens de la descente. De bonnes chaussures de marche sont obligatoires.




La visite de la grotte de l'ermite est prévue sur ce parcours, d'autant qu'elle est signalée par la présence d'une croix, vraisemblablement celle-ci :







Mais occupés à suivre le balisage jaune et pré-occupés par le tonnerre qui commençait à se faire entendre au loin nous continuons sans faire cette halte que j'aurais pourtant appréciée. ll aurait fallu pour cela ne pas être distraits et se détourner du balisage jaune un instant. Ce n'est que partie remise, nous y retournerons donc.


Nous arrivons sur le plateau. Le temps est loin de s'être arrangé. Nous continuons malgré tout en m'imaginant que le plus dur est fait.




Buis et Chênes nous font une haie d'honneur de chaque côté. Plus loin un vieux panneau indicateur tout terne nous annonce que nous sommes dans le bois de Denièret. Il faut prendre à gauche direction Larnas à 1km. Le sentier se transforme en chemin et quelques gouttes se font ressentir.




Bientôt juste sous la ligne à haute tension, le chemin rejoint la route très peu fréquentée. Cette fois il faut continuer sous la pluie heureusement assez faible. Nous projetons un instant de nous abriter dans l'église de Larnas mais je crois me souvenir qu'elle est fermée à clé.

Heureusement la pluie s'arrête en vue de l'église, et nous ne manquons pas de faire une halte photo pour honorer ce beau bâtiment sacré dédié à St Pierre et daté du XIIème siècle. 





Nous quittons le lieu à regret, peu rassurés par le ciel qui menace toujours. Le balisage cesse un instant, il faut le retrouver en face de la mairie.

Le village de Larnas situé à 300m d'altitude est composé de quatre hameaux. L'économie du village repose sur l'agriculture (lavandes, amandiers, vignes) et le tourisme. 

Un dernier regard vers l'église :





et nous traversons la route pour un regroupement de maisons qui se veut être le centre du village. Au bout de la route carrossable on retrouve un sentier et le balisage.






  C'est parti pour le trajet du retour, de l'autre côté des gorges. 





Autrefois la route n'existait pas et pour relier Larnas à St Montan il fallait emprunter avec l'aide de mulets des chemins tracés sur des rochers. Nous n'allons pas tarder à avoir un aperçu des difficiles conditions d'accès de l'époque. 

Si l'on se retourne, l'église St Pierre ne nous a pas quitté :



Quelques centaines de mètres et c'est l'embranchement La Peyrière. Prendre à gauche "St Montan, 2,4 km".



La descente se fait face à l'est et à la vallée du Rhône en ligne de crête.



Plus on avance et plus le panorama s'élargit sur Pierrelatte, Donzère,et le Mont ventoux que l'on devine plus qu'on ne voit à cause du temps perturbé. 






A gauche c'est le versant que nous avons emprunté à l'aller, le chemin est visible dans les cailloux. 





Les toits du village de St Montan commencent à s'offrir à notre vue.







Le sol est un dallage de roches calcaires assez tourmentées. Il faut faire attention où l'on pose les pieds notamment dans la descente qui ne cessera dans le final. 




Le soleil nous fait quand même la faveur de quelques rayons...




...sur les cheminées à l'arrêt de la centrale nucléaire de Tricastin.


Après le beau panorama sur les gorges, puis sur la vallée du Rhône, succède celui sur le vieux village de St montan...



 
...dominé par ses remparts et son château restauré.



 

Le soleil se lèvera même juste à temps en fin de parcous sur les toits du village pour nous permettre d'apprécier pleinement cette belle vue. 






Dans les derniers mètres nous surplombons l'église San Montana point de départ de la randonnée, au dessus de laquelle se dresse, juché sur la falaise, le pigeonnier du château.




Le sentier débouche rue Gévaudan dans le village terminant ainsi une balade grandement appréciée de près de 6km. Je n'aurais pas cru mais mis à part la descente en ligne de crête le reste est assez bien ombragé Toutefois je ne recommanderai pas cette balade en été sauf si on ne craint pas trop la chaleur car les gorges au départ et en pleine montée sont bien abritées du vent. Ce n'est pas pour rien qu'on les appelle aussi le Val Chaud. Bonnes chaussures obligatoires.





 



Les chemins de la balade :





 












Edité le 18/04/13 : La suite



La grotte de l'ermite ne pouvait restée inconnue à nos yeux. L'occasion fut vite trouvée de rattraper cet oubli. Nous reprenons donc le sentier ponctué de pierriers à flanc de barre rocheuse  Cette fois ci le beau temps est au rendez-vous, il fait même trop chaud dans ces gorges abritées du vent.



Nous y sommes presque, pour trouver la grotte, il faut tourner à droite derrière ce rocher marqué d'une croix.



Et nous voici très rapidement devant la grotte, en fait un habitat troglodyte. 

 



La porte est ouverte.






La pièce du bas est très sommaire, des restes de bougies ça et là. Pour monter à l'étage il faut escalader un escalier sommairement taillé dans la roche.

 


La pièce à l'étage est plus sympa : une fenêtre avec une belle vue, un autel, des livres dont un livre d'or, des tableaux dont l'un représentant l'ermite.









La légende veut que cet ermite venu de Laon, nommé Montanus, ait vécu au Vème siècle 30 ans de solitudes et de prières en ces lieux avant d'être découvert par des chasseurs. Les autorités ecclésiastiques de l'époque l'ayant convié à s'installer dans un lieu plus accessible (l'emplacement actuel de la chapelle San Samonta) il quitta le pays face à l'affluence de visiteurs et au trouble de sa quiétude.

Ce saint ermite aurait ainsi donné son nom au village.


Nous prenons le sens du retour, et cette fois faisons une halte rafraichissante à "Notre Dame de Lourdes", un lieu qui fut sûrement important dans des temps reculés mais qui semble à l'abandon à présent. 




En contrebas on aperçoit sortir de dessous la route la "fontaine des Fièvres" à laquelle Montanus aurait donné le pouvoir de guérir les fièvres.




Cette fois la balade est terminée, et pourtant nous n'avons pas tout vu de St Montan


Un citron, l'un des premiers papillons du printemps



samedi 9 mars 2013

Viviers : la chapelle St Ostian (Ardèche)

La chapelle St Ostian de style roman, repose dans un paisible vallon, parmi les vignes, au pied de la Tour St Martin qui semble veiller sur elle.



  



Ostian (ou Ostien) vécu au VIème siècle. Parent du Roi Burgonde, il suivit à Viviers son fils Venance qui venait d'y être nommé évêque. Ayant au bout d'un certain temps manifesté son envie de vivre en ermite, l'évêque lui attribua la propriété de ce terrain au pied de la montagne Bayne.

Il y vécu une quinzaine d'année tout en accomplissant quelques miracles dont la guérison d'aveugles ce qui le rendit célèbre. Il fut inhumé à l'endroit où il avait vécu. 



Au IXème siècle, l'évêque Bernouin fit restaurer et agrandir l'ancienne chapelle qui s'appelait alors St Martin. De nombreuses pierres d'une ancienne chapelle carolingienne furent réemployées




 

A l'occasion de cette restauration l'évêque déposa les ossements sacrés dans une urne qu'il replaça sous le chœur de la chapelle. 

En 1869 à la suite de fouilles, les reliques furent retrouvées sous l'autel et en 1880 une partie solennellement transférée à la cathédrale de Viviers. Une crypte fut aménagée sous l'autel pour contenir le sarcophage que l'on peut voir encore aujourd'hui. 







Les habitants de Viviers allaient autrefois en procession jusqu'à la chapelle en période de sécheresse dans l'espoir d'obtenir la pluie en invoquant St Ostian. 








Cette photo serait impossible de nos jours, la butte qui surplombe la chapelle côté sud est envahie par la végétation.






Pour se rendre à la chapelle, le plus simple est de prendre la route à gauche juste avant le pont qui traverse la rivière l'Escoutay (dans le sens sud/nord), de passer devant le pont romain, d'ignorer les routes qui descendent à droite et au carrefour menant à droite à Bayne et Sarrazin, prendre à gauche St Ostian, descendre la route en lacet et se garer à droite, la chapelle est visible de la route.


 D'autres photos de l'intérieur par ici.








--

dimanche 17 février 2013

Rochemaure : le tour du Montrond (Ardèche)




La petite balade d'aujourd'hui est idéale pour se dégourdir les jambes lorsque l'on manque de temps ou lors des courtes journées d'hiver.

Une courte randonnée trouvée dans l'un de ces Topo Guide acheté récemment en office de tourisme. Ils sont corrects mais :

- Les départs de randonnée sont trop imprécis. Celui-ci est simplement situé selon ce guide à Rochemaure, au carrefour La Blache. N'étant pas Ruspimaurienne je plonge donc ma tête dans ma carte IGN où j'arrive à trouver ce quartier qui est excentré au sud de Rochemaure. C'est une avancée mais après comment trouver le panneau de départ dans ce quartier assez étendu sans autre indication ? Heureusement nous avons rencontré un riverain au fait des panneaux de randonnée de son quartier qui a pu nous indiquer son emplacement exact.

- ces guides nous expliquent l'itinéraire à l'aide des directions indiqués par les panneaux installés ça et là dans la nature par le conseil général de l’Ardèche. Cela aurait pu être efficace si les panneaux correspondaient tous à l'indication du topo, et s'ils étaient tous présents.

J'estime qu'à partir du moment où l'on achète un guide on est en droit de s'attendre à ce qu'il soit fiable. Bref...


Je précise par conséquent que le départ se fait au panneau "La Blache" que l'on trouve en prenant le chemin de l'Olivette à gauche sur la route entre la commune de Le Teil et celle de Rochemaure, juste après celui qui mène au chateau de Joviac, dans le sens Sud/Nord. 

Le panneau de départ ne correspondant pas aux indications du topo, nous décidons d'effectuer le parcours dans l'autre sens puisque le poteau d'arrivée lui est plus clair !


Voici donc le poteau d'arrivée de départ, à gauche de l'amandier ---->



La balade finit commence par un sentier entre les champs, l'endroit est très agréable.



Le Montrond est droit devant nous.





Après le champ c'est un sous-bois et un chemin qui descend fortement. 




Sur ce tronçon on suit les traces jaune et blanches. En bas le sentier débouche sur un chemin, au panneau "Chambeyrol" du nom de la rivière en contrebas. On franchit un gué à sec et on remonte le chemin, direction "Beylon (1,1km)". Cela sera le dernier panneau indicateur complet du parcours...(par complet j'entends qui indique la direction d'où l'on vient et celle où l'on va)


On arrive à un carrefour, à gauche le balisage jaune et blanc continue, à droite le chemin s'élève. Un panneau indicateur est déjà visible, au pied d'une bifurcation, cela sera le dernier du parcours... C'est le panneau intitulé "Foucholle" et avec pour seule indication la direction d'où nous venons "La Blache par Chambeyrol". Pour la suite il va donc falloir improviser...

Je précise qu'il m'a fallu deux venues sur les lieux pour mieux comprendre. Si l'on continue tout droit le chemin, il s'agit d'un raccourci peu intéressant. Il faut donc prendre le sentier qui grimpe sur la gauche. Si l'on se retourne, on a vue sur le champ de départ. 






On monte en lacet et le sentier finit par déboucher sur un chemin de crête.





On retrouve les traces jaunes et blanches.




Ce chemin de crête me permet de mieux appréhender les lieux. A notre droite nous avons le Montrond et plus loin cette maison sur le versant d'en face :




Derrière nous au loin dans la vallée du Rhône Montélimar, et encore plus loin dans la brume les montagnes enneigées. 








A gauche le Montrond










Nous arrivons en vue des ruines sur l'autre versant. Elles nous guideront. 




Le chemin de crête débouche sur un nouveau carrefour, nous prenons à droite en direction des ruines.










Le panneau "Beylon" devrait se trouver dans les parages, nous le cherchons en vain... Après la ruine au carrefour il faut prendre le chemin à droite dans le sens de la descente, vers un nouvel embranchement au Montrond. 

Montrond droit devant !




Nous arrivons à un nouvel embranchement, indiqué non pas par le poteau "Montrond" qui devrait s'y trouver mais par un cairn. Droit devant le chemin continue sur Foucholle, le poteau où nous avons bifurqué pour éviter ce raccourci. A gauche un chemin monte en direction du sommet du Montrond. Il faut prendre une troisième direction, le sentier qui descend le plus à gauche vers le fond du vallon.






l'embranchement vu du chemin qui monte au Montrond
Au fond du vallon coule un autre ruisseau, c'est le Taillarès qu'il faut traverser.




Des fougères qui poussent sur le tronc des arbres

C'est plus humide par ici, il y a même encore quelques plaques de neige.






le sentier en sous-bois s'élargit et s'élève peu à peu.






Derrière nous le Montrond

Une dernière traversée de champ et nous sommes arrivés.




Une jolie balade agrémentée de beaux paysages, une jolie vue, les ruines, le vallon et le ruisseau. Finalement, guidée par les ruines et le Montrond je me suis très bien débrouillée sans les cartes de l'office du tourisme de l'Ardèche qui ne sont pas à la hauteur, sans que je ne sache s'il s'agit d'un manque d'entretien des sentiers ou de dégradations volontaires. 

De niveau facile elle est annoncé d'une distance de 3,15 km en 1h15.




Le tour du Montrond version courte

Le tour du Montrond version normale
 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...