Bienvenue

Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région (et ailleurs parfois) avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26" ou "lenabalades"

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mardi 20 janvier 2015

Réauville / l'abbaye d'Aiguebelle par le bois de la Clave (Drôme)

En hiver, les journées écourtées ajoutées au temps de trajet automobile font que je suis plutôt en recherche de balades assez rapides me permettant de rentrer à la voiture avant la tombée de la nuit... La balade d'aujourd'hui est très courte, mais le site de l'abbaye d'Aiguebelle mérite plus de temps. Connaissant déjà les lieux et ne m'y suis pas attardé, mais si ce n'est pas le cas, prévoyez le temps supplémentaire pour la visite de l'abbaye (une bonne heure de plus).

Le départ de la balade se situe dans le petit village de Réauville, qui lui même vaut une petite visite. Hormis le site de la Sablière qui présente un intérêt géologique, Réauville, ancien village médiéval, est riche d'un patrimoine historique au milieu d'un patrimoine naturel composé de lavandes, chênes truffiers et arbres fruitiers. La partie nord est très boisée et c'est ce bois que nous allons traverser pour rejoindre le monastère dans son paisible vallon.

Une fois n'est pas coutume, il ne s'agit pas d'une boucle mais d'un aller-retour, si ce n'est la boucle qu'on l'on effectue autour de l'abbaye, déjà empruntée à l'hiver 2011.

Se garer près du cimetière permet de traverser la Grande Rue riche de belles et vieilles maisons.


Mais il ne faudra pas oublier, quitte à s'écarter quelque peu de la route principale à aller rendre visite à la Vierge à l'enfant sur son promontoire de safre.



Le promontoire offre une vue superbe sur le village  mais aussi sur 14 autres communes du canton de Grignan, ainsi que sur les montagnes environnantes notamment la Lance, le Mont Ventoux mais aussi les montagnes de l'Ardèche ou les dentelles de Montmirail, avec l'aide de deux tables d'orientation.







Un premier panneau de randonnée se trouve à proximité. Nous sommes à "Rue de la Cure" altitude 255m, et ce n'est pas la direction "Abbaye d'Aiguebelle" à 7km que nous allons suivre mais "Bois de la Clave" à 900m.



 Au carrefour de la Mairie ne pas suivre la route qui mène à Taulignan mais prendre plein nord "le chemin de Montjoyer" dans le prolongement de la cabine téléphonique.





cette petite route se transforme ensuite en chemin de terre carrossable.
















Pour arriver au carrefour "Bois de Clave" doté d'un joli panneau de rando :



illisible... Les dégradations de bien publics sont partout.... Je parviens quand même à voir la direction de l'Abbaye et prend donc la piste de gauche.

Bientôt il faudra quitter la piste pour prendre à la prochaine intersection un plus petit chemin à droite, bien sympathique, mais pas du tout balisé.


Il est facilement reconnaissable, il présente des traces pour les chariots en son sol rocheux :



Ensuite on suit le chemin tout droit jusqu'à la prochaine intersection. Après le terrain plat au milieu de la garrigue on amorce une pente dans le bois aux arbres plus imposants,


il nous amène plus bas à une nouvelle intersection,




là où se situe le poteau "Ruines de la sainte famille" alt 275m. A partir de là on amorce la boucle autour de l'abbaye d'Aiguebelle que l'on peut prendre dans le sens que l'on veut, et c'est ça qui est bien !

Pour moi à gauche, direction les fameuses ruines de cette ancienne chapelle. Cette petite boucle a déjà fait l'objet d'un article, j'ai donc pris de nouvelles photos.





Si la chapelle est ruinée, la sainte famille est bien là. Le socle de béton suppose un âge plus récent....










Il sera difficile d'avoir une jolie vue sur l'abbaye entière que l'on devine en contrebas, les grands arbres de la forêt la dissimulent jusqu'au dernier moment. On pourra toutefois apercevoir quelques éléments d'architecture ou entendre la cloche appelant à la prière.

Le sentier très agréable sous les grands arbres descend jusqu'au ruisseau. Le monastère a été bâti au XIIème siècle par des moines de Morimond en Champagne dans un petit vallon au confluent de trois ruisseaux, la Vence, le Rang et le Flamenche. Son nom actuel provient de la forme francisé du mot aigua issu du latin aqua qui signifie eau. Les belles eaux du vallon, les Aïgues belles ont donné leur nom au monastère.





Après avoir passé la passerelle sur la Vence, on débouche au soleil en contrebas de la boutique des moines. A gauche un champ de lavandes :



A droite, des gravats et des ordures du plus mauvais effet... Dommage.



Pour ceux qui ne connaissent pas, il faudra consacrer au monastère le temps qu'il mérite pour la visite de la boutique, du mémorial des moines de Tibhirine, l'église, la réplique de la grotte de Lourdes, dans une ambiance fraiche et reposante.





 Je traverse les lieux dans le sens de la montée pour retrouver la route D550 qu'il faudra rapidement quitter pour un chemin descendant sur la droite, guidé par le nouveau balisage mis en place depuis ma dernière venue.



Suivre "pré Lacard" puis "Ruines de la sainte Famille". Arrivés à ce panneau on aura effectué 1,8km depuis l'abbaye.



Au pré Lacard, les chevaux sont toujours là.



Au gué je ne vous conseille pas de vous tenir à la clôture.

Puis c'est la courte remontée et retour au village, le soir tombant, en passant devant l'église. Elle était fermée ce jour là, mais je vous propose quelques photos de l'intérieur prises auparavant.








Sur près de 8km, cette petite balade aux multiples intérêts offre deux facettes de cette belle région : au dessus le plateau sec de la Clave et plus bas la verdoyante et fraiche vallée de la Vence.








mercredi 7 janvier 2015

Morts pour la liberté


Pour la liberté de pouvoir se moquer de tous les cons, "sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion"

lundi 29 décembre 2014

Mirabel : balade le long de la coulée basaltique (Ardèche)

Après s'être attardés sur le village de Mirabel, sa tour et son histoire, prolongeons la balade le long de sa longue coulée basaltique qui forme une partie de la limite sud-ouest du plateau volcanique du Coiron.


Outre des rebords abrupts et des roches basaltiques sombres qui donnent un aspect sévère, le paysage du Coiron comprend des prairies verdoyantes destinées à l'élevage ovin et bovin, ce qui forme un contraste des plus caractéristiques.

Une promenade géologique et bucolique s'annonce donc.


Une vue du paysage environnant du parking à l'entrée de Mirabel
Le plateau du coiron est nettement délimité par ses rebords abrupts, par son sol basaltique et par son altitude moyenne de 750m face aux vallées calcaires du bas Vivarais. Cette particularité s'explique par une inversion du relief. Pour faire court, car j'ai déjà abordé le sujet, le magma volcanique a recouvert le fond des vallées lors d'éruptions volcaniques qui se sont produites il y a environ 7 millions d'années.
Au quaternaire, les roches sédimentaires de l'ancienne vallée plus tendres que le basalte s'érodent. le basalte plus solide qui comblait les vallées se retrouve en point culminant.


Reprenons notre balade de la dernière fois au niveau de la chapelle St Joseph. Nous avons franchi la porte-clocher et nous nous trouvons sur la place des fontaines. Face à la croix, cette fois ci nous prenons à droite, c'est à dire nous continuons sur la route...

Nous sortons du village, et fait inhabituel, nous passons devant l'église, construite à l'écart donc...


L'église St Etienne est construite au XIIème siècle en pierres volcaniques, sur l'emplacement d'un édifice plus ancien dont il est fait mention dans un acte de 950.

 Le cimetière est attenant et de là on y a une belle vue sur la vallée.


Après cette petite pause, nous reprenons la route que l'on suit pendant très peu de temps, jusqu'à ce carrefour, recemment en travaux (mais le poteau directionnel a survécu) :


 Et l'on s'engage sur le chemin, direction "St Jean le Centenier"


 Pour descendre presque immédiatement rattraper le chemin un peu plus bas...


 ...qui nous promet d'aller tutoyer les falaises.



 Le chemin est charmant, très agréable.


 L'automne est bien là.

Citrouille aux fraises


 Nous nous rapprochons de la falaise que nous longeons d'en bas pendant un petit moment.




A gauche la masse sombre de la falaise basaltique, à notre droite des bois et des près.

Et s'approche le hameau des Rochers, le bien nommé. Car il est parsemé d'impressionnants rochers basaltiques, entre lesquels les habitations se sont fait une place. Toutefois nous nous en rendrons mieux compte de plus haut.

Un rocher au milieu d'un pré


Joli petit chemin

Premières maisons du hameau

Toujours des rochers épars

 La vue se dégage un peu plus, les prés se font plus vastes


...permettant d'admirer des prés plus lointains.


 Le panneau indique qu'il nous reste 3,6km à parcourir pour rejoindre Mirabel.


 En bout de route nous avons vue sur la vallée de la Claduègne. La route qui la remonte file vers St Gineis en Coiron ou vers Montbrun et ses balmes.


 A partir de là il nous faut prendre le sens du retour en remontant la route goudronnée vers le hameau proprement dit. La descente nous mènerait au village de St Jean le Centenier.


Maisons du hameau des Rochers






Je vous rassure il y a aussi des maisons restaurées et des maisons récentes !

Au loin le village de St Jean le Centenier

 En prenant progressivement de la hauteur nous avons vue sur les rochers qui jonchent le sol. Ils doivent plus probablement provenir d'une explosion volcanique plutôt que s'être détachés de la falaise...



 Le type de sol du Coiron semble convenir aux châtaigniers.



 Nous montons progressivement, puis suivons la route très peu fréquentée sur un terrain plat. Nous longeons la falaise mais d'en haut cette fois.



 Nous croisons une personne ramassant des châtaignes mais qui baisse les yeux lorsque nous voulons lui dire bonjour. Espérons un cas isolé...

La vue se dégage bientôt sur les grands prés au dessus du village de Mirabel qui laissent apercevoir sa tour au loin. L'arrivée est proche.



Mais auparavant, avant dernier clou du spectacle avant la vue sur la tour, comme une apothéose, il ne faut pas manquer quelque chose que l'on risque justement de manquer si on ne baisse pas les yeux, ou bien si l'on a le vertige...

En contrebas de la route, une habitation troglodytique dite "Grotte du Baumier" même s'il ne s'agit pas à proprement parler d'une grotte mais d'une habitation ayant pour toit la roche basaltique. Les premiers habitants ont creusé la roche plus friable située en dessous.



 Et pour ajouter une touche d'originalité à ce tableau, une cascade coule à proximité. Malheureusement elle n'est visible qu'après une pluviométrie conséquente...

Ce jour là, elle ne coulait qu'un petit peu, mais on était déjà satisfaits !


 Sur cette photo on voit l'emplacement de l'habitation par rapport à la route qui est située juste en dessus. Il faut donc bien penser à regarder en bas au niveau du parapet du petit pont avec beaucoup de prudence tout de même...




On continue doucement sur la route, au prochain croisement le poteau directionnel nous indique que l'on peut relier Darbres à 7,4 km ou Saint Gineis à 5,3 si l'on suit la route vers le nord.


 Mais pour nous c'est retour à Mirabel en passant devant le donjon.






Une petite balade d'environ 6 km vraiment charmante et dotée de multiples intérêts. A privilégier en automne, et pour une fois les chasseurs ne nous ont pas trop ennuyés du fait certainement de la présence des prés clôturés, même si nous les avons entendus au loin...

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