Bienvenue

Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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mercredi 24 décembre 2008

Piégon : promenade dans les vergers et les vignes

23 décembre : ça y'est c'est l'hiver ! Mais sur le calendrier seulement, car cette journée est particulièrement belle. Moi qui reviens de la vallée du Rhône balayée par un fort Mistral, je constate qu'ici il y a à peine une petite brise.

Nous avons peu de temps devant nous, c'est le moment idéal pour faire cette balade que j'avais réservée pour un cas comme celui-ci. Un coup d'œil sur les photos : la première au départ prise à 15h35, la dernière à 16h40. Et entre les deux, beaucoup de pauses photos, une pause gouter, et des pauses observations de la nature.

Piégon dans la Drôme, est située entre Nyons et Vaison la Romaine, à quelques kilomètres à l'est de Mirabel. Le départ de la promenade se situe à l'entrée du village, à côté du parking de la salle des fêtes sur lequel il faut se garer. Il faut monter l'escalier et tourner à droite.

On arrive alors en face de la sculpture de "la belle vendangeuse", réalisée dans du safre, un matériau déposé par la mer Miocène il y a près de 30 millions d'années. Elle symbolise la place prépondérante occupée par la vigne en ces lieux.
































Continuons tout droit pour prendre la petite route qui monte direction "le Brusquet", puis bifurquons à gauche, direction "la chapelle".

La chapelle "Notre Dame de Cadenet" devint église paroissiale au XVIIème siècle, après la destruction de l'église du village. Elle devrait son nom aux nombreux cades centenaires qui se trouvent aux environs.













Les genévriers cades que l'on rencontre le plus souvent sont comme cela :



Et voilà un spécimen multi-centenaire




Contournons l'église par la droite et avançons jusqu'à la croix.



Au passage sur la droite, nous remarquons le Mont Ventoux enneigé :






Montons un chemin de terre sur la droite de la croix puis grimpons presque de suite à gauche sur un talus pour rejoindre le clocher par un sentier raide.













Vue sur la chapelle au loin



Au pied du clocher il faut continuer tout droit. On longe les ruines du vieux village, abandonné dans les années 1930, après des risques d'écroulement. On remarque d'ailleurs par endroit la terre qui s'est écroulé laissant apparaitre des caves voutées.



Au bout du chemin il faut prendre à droite sur la route, jusqu'au carrefour ou nous prenons à gauche.



Au passage admirons la belle ferme de Grange Neuve et ses belles tours





Au bout de 150 m environ, montons sur le chemin à gauche





Par où nous rejoignons la route qui mène à la chapelle, après avoir traversé des vergers d'arbres fruitiers et des oliveraies.


jeudi 11 décembre 2008

Nyons by night bis

Tout à l'heure par la fenêtre j'ai aperçu un beau ciel rougeoyant, mais à moitié caché par les maisons. Où pourrais-je monter pour le prendre en photo dans toute sa splendeur ? Mais à la Tour Randonne bien-sûr. Tour parée de ses lumières de Noël que je profite pour prendre en photo également

C'est marrant, on dirait un feu de forêt là-bas à l'horizon sous les nuages !

mardi 2 décembre 2008

Nyons : illuminations de Noël


Bon cette année on innove : Noël sera bleu et les couleurs vertes et rouges conventionnelles reléguées à la périphérie des bas quartiers.

Moi je n'aime pas trop, mais voici tout de même en photo Nyons by night :








































samedi 22 novembre 2008

Châteauneuf de Bordette : Le sentier des Perdigons

Que faire un jour de grève pour éviter que les enfants ne s'entretuent à la maison ? Pourquoi pas revenir sur le sentier balisé la veille par mon fils avec le centre de loisirs et qu'il était tout heureux de me faire découvrir à son tour. Je saute sur l'occasion pendant qu'il se rappelle encore de l'itinéraire.

Le sentier des Perdigons se trouve sur la commune de Châteauneuf de Bordette, ce petit village qu'on aperçoit dans la vallée de l'autre côté de la montagne Garde Grosse. Il est situé sur la route entre les Pilles et Mirabel aux Baronnies. Pour m'y rendre je choisis de passer par les Pilles. Il faut prendre la première route à droite avant le tunnel (et prier pour qu'il n'y ait pas une voiture qui arrive en face). Une fois les premières maisons de Châteauneuf en vue, il faut prendre une petite route qui descend sur la droite, direction "réservoir" ou "Gîte des Perdigons". C'est tout en haut.

Le sentier des Perdigons serpente au milieu d'un domaine géré par une association foncière pastorale, dont le but est le débroussaillage et l'entretien de la forêt pour lutter contre les incendies. Il s'agit d'un circuit de 3 km très facilement praticable, jonché de panneaux informatifs abordant divers thèmes : botanique, faune et technique des terrasses.


Il est balisé de petits panneaux en bois sur lesquels les enfants du centre de loisirs ont pyrogravés des moutons. En cette saison, et du fait que nous soyons arrivés de bonne heure, le versant de la montagne commence déjà à être dans l'ombre, mais nous sommes protégés du vent. Il ne faut pas nous attendre à voir des moutons actuellement, ceux-ci ne sont menés dans les pâturages que vers la mi-mai. Nous y reviendrons donc en cette saison, ce qui nous permettra également d'admirer les quelques variétés d'orchidées qui se plaisent ici (cueillette interdite bien sûr). Le sentier traverse des paysages variés, forêts de chênes, de pins, de châtaigniers, des prairies, au pied de Garde Grosse et Essaillon.


Des panneaux informatifs nous renseignent sur l'utilité et la technique des terrasses, ici conçues en pierres sèches, dont je suis très admirative. Certaines ont été remarquablement restaurées. Les terrasses permettaient de gagner des terres cultivables là où à l'origine le terrain était trop pentu. La pierre permet également de restituer la nuit la chaleur emmagasinée la journée.





Au milieu des chênes, de nombreux arbres inhabituels dans notre région et plutôt coutumier du sol ardéchois : ce sont des châtaigniers, dont beaucoup sont morts. Le châtaignier aime les sols acides et ne devrait en principe pas être présent dans notre contrée aux sols calcaires donc alcalin. Mais ses racines profitent de minces filons de grès qui lui permettent de s'adapter.

Des vieux châtaigniers aux troncs tordus, tortueux,
torturés.

Le châtaignier est un arbre aux fleurs unisexuées. C'est à dire que chacune de ses fleurs est soit une fleur contenant les organes de reproduction mâles, soit une fleur contenant les organes de reproduction femelles. Mais ses fleurs mâles et femelles sont contenus sur le même pied. C'est une plante monoïque.





On red
escend par une forêt de pins : pins sylvestre, pins d'Alep, pins maritime.






Lors de notre promenade, nous avons vu et entendu un des nombreux grand oiseaux qui peuplent le ciel et les falaises de la montagne : un vautour ou un aigle d'après son envergure.

En espagnol perdigon signifie perdreau. Peut-être un rapport ?

lundi 17 novembre 2008

Sahune : le vieux village

Voici une balade qui en nous faisant découvrir un village tout proche et bien de chez nous ( la Drôme) devrait convaincre les Nyonsais les plus casaniers et les plus chauvins (n'est ce pas Michel ?)

Tout comme Condorcet, Allan et bien d'autres, Sahune fait partie de ces villages perchés abandonnés progressivement par ses habitants qui s'installèrent dans la vallée à proximité des lieux de passage dans un but économique. En effet jusqu'au milieu du XIX ème siècle, Sahune, situé dans un cul de sac, vivait quasiment en autosuffisance, grâce à son agriculture et son élevage de brebis qui faisait sa renommée. La production excédentaire était vendue sur le marché de Nyons, ainsi que ses chaussures réputées dans toute la région. Peuplée depuis l'âge de bronze, sa population atteignit jusqu'à 800 habitants au XVIIIème siècle. Le déclin du vieux Sahune est lié à une conjugaison de plusieurs facteurs mais le premier d'entre eux est certainement l'ouverture d'une grande voie de communication dans la vallée par Napoléon III pour relier Remuzat. Le manque d'eau et les nombreuses pertes humaines de 1914 parmi les agriculteurs, firent aussi qu'inexorablement la population glissa vers la vallée ou ils établirent leur nouveaux centres économiques et administratifs : un nouveau pont, une nouvelle église, de nouveaux cimetières furent construits. Mais qui dit échanges et communications dit également concurrence et de nombreux artisans cordonniers durent fermer leur activité.


Pour se rendre au vieux village, il faut se garer près du monument aux morts situé immédiatement après le pont enjambant l'Eygues. Le sentier débute à droite du monument.Les petits marcheurs peuvent également monter en voiture, le vieux village dispose d'un petit parking, mais cette solution ne vous permettra pas d'admirer au passage la nouvelle église construite en 1931.










Forcément, les vieux villages perchés sont perchés en hauteur et donc... ça grimpe.




Avant d'entamer la visite des ruelles du vieu
x village, je fais un détour par le vieux cimetière.
Chic c'est ouvert. Je trouve que l'aspect de ces vieilles dalles fendues et bancales crée une atmosphère particulière, quelque chose d'un peu mystique en même temps qu'un voyage dans le temps.



Retour au vieux village. Il est en cours de restauration par les amis du Vieux Sahune, association créée pour la sauvegarde de ce site. Leur activité a permis de déblayer et consolider la vieille église, la construction d'un four et d'une fontaine, l'entretien des rues, et la collecte de documents retraçant l'histoire du vieux bourg.




Linteau supposé de la porte de la maison du prêtre Jean Auric 1562 -->



La vieille église date du XVIIème siècle. On doit notamment aux bénévoles de l'association la reconstruction du toit du clocher, et la pose d'une cloche, les anciennes ayant été déplacées dans le clocher de l'église du bas.


Par un petit passage creusé entre le rocher et le mur de l'église on accède à l'arrière de celle-ci et à un chemin qui monte jusqu'à la table d'orientation et à l'ancien cimetière protestant (également libre d'accès). Et c'est là qu'on s'aperçoit qu'un cimetière protestant et un cimetière catholique c'est pareil...


On redescend par un autre sentier en pente et caillouteux.



Merci aux membres de l'association pour avoir affiché de nombreuses informations riches en enseignement concernant l'histoire de ce village qui renait peu à peu.


Le rocher de Bramard 936m


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