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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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dimanche 30 décembre 2012

Aubenas : le château (Ardèche)



 
La journée du patrimoine de septembre 2012 nous a permis de bénéficier d'une visite guidée du château d'Aubenas, un des plus beaux de l'architecture civile ardéchoise.

Il porte la marque des transformations progressives des divers propriétaires qui se sont succédés, six familles du XIIème siècle à la Révolution.

   


A l'origine il y a une tour de garde qui occupe une place stratégique en un point de rencontre et un carrefour commercial. Au pied du rocher calcaire où fut construite la tour passe en effet la voie qui va du Puy en Velay à Montélimar, entre Auvergne et Provence. Cette position stratégique fut d'abord l'objet de rivalités entre les évêques de Viviers et ceux de Le Puy en Velay. Ces derniers l'emportent et inféodent cette nouvelle possession en 1084 à la famille de Montlaur qui y règnera jusqu'en 1441.


Cette famille construisit le donjon, le mur d'enceinte, et les deux grosses tours rondes du château qui était alors entouré d'un fossé. 



Couloir d'entrée : le mur de droite recense les armoiries des différentes familles seigneuriales propriétaires des lieux.



La montée au donjon (et pire encore la descente) est impressionnante.




Sous le toit du donjon



 En face vue du donjon sur le dôme St Benoit, libre d'accès lors des journées européennes du patrimoine.


Par mariage, le château revint à la famille Maubec de 1441 à 1551. Ils poursuivirent l'embellissement du château notamment par la construction d'une tour-escalier dite tour de Maubec.




En 1551 la seigneurie passe par mariage aux Barons de Modène jusqu'en 1611. Ils laissèrent leur empreinte par l'édification des arcades sur trois niveaux de la cour intérieure. 




 

Le château fort du moyen-âge se transforme peu à peu en résidence d'agrément de la renaissance à la Révolution.

En 1611, toujours par mariage, Aubenas passe aux mains de la famille d'Ornano d'origine corse. Jean-Baptiste d'Ornano impliqué dans une intrigue meurt sans doute empoisonné par Richelieu en captivité. Ses restes furent rendus à son épouse et reposent dans un tombeau de l'église d'Aubenas. Il mourut sans postérité. Des d'Ornano datent les poivrières du donjon, les tuiles vernissées du toit.



François de Lorraine prince d'Harcourt hérita ensuite en 1665 de la terre et du château d'Aubenas en épousant Anne d'Ornano, nièce de J. Baptiste. Mais l'un de ses descendants vendra Aubenas aux Vogüe en 1716. Des Vogüe datent les portes jumelles de l'entrée et les boiseries des salons.

 






En 1792 le château fut vendu comme bien national, racheté en 1810 par monsieur de Bernardy maire d'Aubenas qui y installa la mairie et qui le resta jusqu'encore récemment lorsqu'elle déménagea à côté.





A l'extérieur sous la tour ouest cette magnifique porte à bossage aménagée au XVIIème siècle par les d'Ornano menait aux écuries.




Grâce à notre jeune guide que nous remercions nous avons découvert l'intérieur de ce château aux richesses architecturales multiples et aux décors insoupçonnés.

Une porte dans la vieille ville

samedi 15 décembre 2012

Mairie Christmas !

Mairie de Chateauneuf du Rhône (26) 

 
 



 Mairie de Viviers (07)




Façade Est

mercredi 21 novembre 2012

Condorcet : le village ruiné (Drôme)

L'histoire du vieux village de Condorcet ressemble à celles de nombreux villages perchés : les villageois se regroupent sur les hauteurs pour se protéger, défendus par le seigneur d'un château fortifié. Puis dans les temps pacifiés et modernes, le manque d'eau et le besoin de se rapprocher des moyens de communication amorcent un mouvement d'abandon progressif de la part de la population.

Il y a trois ans lors d'une balade, notre itinéraire nous avait donné un aperçu de ce village mais le temps nous avait fait défaut pour une visite complète.

Trois ans plus tard nous repartons enfin pour découvrir de plus près les ruines de ce site. Nous nous garons à l'église du Condorcet moderne (construite en 1881) pour monter au vieux village à pied, même si quelques places de parking sont disponibles là-haut.

















Du village il faut prendre la direction du hameau de St Pons et suivre la route peu fréquentée.



 
Nous arrivons en vue du vieux village :







 Un riverain aux longues oreilles qui semble égaré nous accueille. Le gibier peut souffler un instant.





Au moyen-âge Condorcet est d'abord une place religieuse avec l'édification d'un prieuré dédié à St Pierre. Le château fort sera bâti ultérieurement à la pointe de la butte. Le fief appartiendra à plusieurs familles dont les Montauban et les Baux.

Au XVIème siècle le site devient la propriété de la famille de Caritat dont une branche engendra le célèbre Marquis antoine Caritat de Condorcet qui eut le rôle que l'on connait lors de la Révolution Française.


Nous entrons sur le site :


 


Nous sommes sur l'ancienne place publique. Ici se tenait l'église.


Pendant les guerres de religion Condorcet n'est pas épargné, d'autant que l'un des seigneurs embrassa la Réforme. L'église est détruite. Une nouvelle église sera reconstruite cette fois consacrée à st Jean-Baptiste. On en voit encore les vestiges d'un angle. 

L'endroit est très agréable, exposé au sud-est, comme le village tout entier. Une table pour pique-nique, un banc et une fontaine nous accueillent agréablement.





L'eau justement, une étude des archives révèlent que l'approvisionnement en eau du village posait régulièrement problème.







On emprunte ce qu'il reste d'une rue, tout en imaginant difficilement l'enchevêtrement de maisons qui existait ici ainsi qu'une activité villageoise. L'endroit est désert, nous serons seuls tout le temps de la visite.

Le parcours nous fait arrêter devant plusieurs panneaux pédagogiques en rapport avec la géographie, l'agriculture, la géologie et l'histoire des lieux.










On accède à la butte fortifié ou ce qu'il en reste. L'accès est peu pratique car très pentu. Une corde propose de l'aide mais l'on se rendra compte au retour qu'elle est surtout précieuse dans le sens de la descente. 

Dès l'arrivée une table d'orientation nous offre ses services en guise de récompense. 













Vestiges de murailles



























Légèrement plus haut après avoir marché sur un éboulis de pierres, on accède aux vestiges de la tour (le donjon ?) par l'arrière,





dans laquelle on peut entrer (à vos risques et périls en cas de chutes de pierres) pour apercevoir les vestiges d'une voute. 



 






















Au Sud et à l'ouest un à pic-naturel  protégeait les lieux.  




Le site dominait la vallée et les voies de communications. La route en contrebas, même si on a du mal à le croire est la route historique qui menait à Dieulefit avant le 20ème siècle.



Vue au Nord


L'inconfort du vieux village, trop haut, trop aride, et la création d'une route dans la vallée du Bentrix pour remplacer l'ancien chemin de Dieulefit va amorcer le mouvement d'abandon du village par ses habitants. En 1881, année où l'on construit la nouvelle église dans la vallée au lieu appelé "La Bégude" il n'y a plus que 16 maisons habitées. Le dernier habitant quitte définitivement le village en 1915. 

Le parcours dans le sens de la redescente nous fait passer devant le vieux cimetière dont je ne risque pas de manquer la visite. C'est le seul élément encore debout et bien conservé du vieux village.









En repartant je pense voir les vestiges de l'ancienne porte du village. Les remparts furent démolis par Louis XII en 1622.



On peut rapprocher ainsi l'histoire de ce village à celle du vieux village d'Allan dont les habitants délaissèrent également l'inconfort du village perché pour déménager dans la plaine dans un lieu également appelé "la Bégude", là où l'on va boire, où l'on va chercher l'eau.  

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