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Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26"

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samedi 22 novembre 2008

Châteauneuf de Bordette : Le sentier des Perdigons

Que faire un jour de grève pour éviter que les enfants ne s'entretuent à la maison ? Pourquoi pas revenir sur le sentier balisé la veille par mon fils avec le centre de loisirs et qu'il était tout heureux de me faire découvrir à son tour. Je saute sur l'occasion pendant qu'il se rappelle encore de l'itinéraire.

Le sentier des Perdigons se trouve sur la commune de Châteauneuf de Bordette, ce petit village qu'on aperçoit dans la vallée de l'autre côté de la montagne Garde Grosse. Il est situé sur la route entre les Pilles et Mirabel aux Baronnies. Pour m'y rendre je choisis de passer par les Pilles. Il faut prendre la première route à droite avant le tunnel (et prier pour qu'il n'y ait pas une voiture qui arrive en face). Une fois les premières maisons de Châteauneuf en vue, il faut prendre une petite route qui descend sur la droite, direction "réservoir" ou "Gîte des Perdigons". C'est tout en haut.

Le sentier des Perdigons serpente au milieu d'un domaine géré par une association foncière pastorale, dont le but est le débroussaillage et l'entretien de la forêt pour lutter contre les incendies. Il s'agit d'un circuit de 3 km très facilement praticable, jonché de panneaux informatifs abordant divers thèmes : botanique, faune et technique des terrasses.


Il est balisé de petits panneaux en bois sur lesquels les enfants du centre de loisirs ont pyrogravés des moutons. En cette saison, et du fait que nous soyons arrivés de bonne heure, le versant de la montagne commence déjà à être dans l'ombre, mais nous sommes protégés du vent. Il ne faut pas nous attendre à voir des moutons actuellement, ceux-ci ne sont menés dans les pâturages que vers la mi-mai. Nous y reviendrons donc en cette saison, ce qui nous permettra également d'admirer les quelques variétés d'orchidées qui se plaisent ici (cueillette interdite bien sûr). Le sentier traverse des paysages variés, forêts de chênes, de pins, de châtaigniers, des prairies, au pied de Garde Grosse et Essaillon.


Des panneaux informatifs nous renseignent sur l'utilité et la technique des terrasses, ici conçues en pierres sèches, dont je suis très admirative. Certaines ont été remarquablement restaurées. Les terrasses permettaient de gagner des terres cultivables là où à l'origine le terrain était trop pentu. La pierre permet également de restituer la nuit la chaleur emmagasinée la journée.





Au milieu des chênes, de nombreux arbres inhabituels dans notre région et plutôt coutumier du sol ardéchois : ce sont des châtaigniers, dont beaucoup sont morts. Le châtaignier aime les sols acides et ne devrait en principe pas être présent dans notre contrée aux sols calcaires donc alcalin. Mais ses racines profitent de minces filons de grès qui lui permettent de s'adapter.

Des vieux châtaigniers aux troncs tordus, tortueux,
torturés.

Le châtaignier est un arbre aux fleurs unisexuées. C'est à dire que chacune de ses fleurs est soit une fleur contenant les organes de reproduction mâles, soit une fleur contenant les organes de reproduction femelles. Mais ses fleurs mâles et femelles sont contenus sur le même pied. C'est une plante monoïque.





On red
escend par une forêt de pins : pins sylvestre, pins d'Alep, pins maritime.






Lors de notre promenade, nous avons vu et entendu un des nombreux grand oiseaux qui peuplent le ciel et les falaises de la montagne : un vautour ou un aigle d'après son envergure.

En espagnol perdigon signifie perdreau. Peut-être un rapport ?

lundi 17 novembre 2008

Sahune : le vieux village

Voici une balade qui en nous faisant découvrir un village tout proche et bien de chez nous ( la Drôme) devrait convaincre les Nyonsais les plus casaniers et les plus chauvins (n'est ce pas Michel ?)

Tout comme Condorcet, Allan et bien d'autres, Sahune fait partie de ces villages perchés abandonnés progressivement par ses habitants qui s'installèrent dans la vallée à proximité des lieux de passage dans un but économique. En effet jusqu'au milieu du XIX ème siècle, Sahune, situé dans un cul de sac, vivait quasiment en autosuffisance, grâce à son agriculture et son élevage de brebis qui faisait sa renommée. La production excédentaire était vendue sur le marché de Nyons, ainsi que ses chaussures réputées dans toute la région. Peuplée depuis l'âge de bronze, sa population atteignit jusqu'à 800 habitants au XVIIIème siècle. Le déclin du vieux Sahune est lié à une conjugaison de plusieurs facteurs mais le premier d'entre eux est certainement l'ouverture d'une grande voie de communication dans la vallée par Napoléon III pour relier Remuzat. Le manque d'eau et les nombreuses pertes humaines de 1914 parmi les agriculteurs, firent aussi qu'inexorablement la population glissa vers la vallée ou ils établirent leur nouveaux centres économiques et administratifs : un nouveau pont, une nouvelle église, de nouveaux cimetières furent construits. Mais qui dit échanges et communications dit également concurrence et de nombreux artisans cordonniers durent fermer leur activité.


Pour se rendre au vieux village, il faut se garer près du monument aux morts situé immédiatement après le pont enjambant l'Eygues. Le sentier débute à droite du monument.Les petits marcheurs peuvent également monter en voiture, le vieux village dispose d'un petit parking, mais cette solution ne vous permettra pas d'admirer au passage la nouvelle église construite en 1931.










Forcément, les vieux villages perchés sont perchés en hauteur et donc... ça grimpe.




Avant d'entamer la visite des ruelles du vieu
x village, je fais un détour par le vieux cimetière.
Chic c'est ouvert. Je trouve que l'aspect de ces vieilles dalles fendues et bancales crée une atmosphère particulière, quelque chose d'un peu mystique en même temps qu'un voyage dans le temps.



Retour au vieux village. Il est en cours de restauration par les amis du Vieux Sahune, association créée pour la sauvegarde de ce site. Leur activité a permis de déblayer et consolider la vieille église, la construction d'un four et d'une fontaine, l'entretien des rues, et la collecte de documents retraçant l'histoire du vieux bourg.




Linteau supposé de la porte de la maison du prêtre Jean Auric 1562 -->



La vieille église date du XVIIème siècle. On doit notamment aux bénévoles de l'association la reconstruction du toit du clocher, et la pose d'une cloche, les anciennes ayant été déplacées dans le clocher de l'église du bas.


Par un petit passage creusé entre le rocher et le mur de l'église on accède à l'arrière de celle-ci et à un chemin qui monte jusqu'à la table d'orientation et à l'ancien cimetière protestant (également libre d'accès). Et c'est là qu'on s'aperçoit qu'un cimetière protestant et un cimetière catholique c'est pareil...


On redescend par un autre sentier en pente et caillouteux.



Merci aux membres de l'association pour avoir affiché de nombreuses informations riches en enseignement concernant l'histoire de ce village qui renait peu à peu.


Le rocher de Bramard 936m


samedi 15 novembre 2008

Villeperdrix

Retournons aujourd'hui dans la Drôme pour aller visiter Villeperdrix, petit village d'une centaine d'habitants, situé à 480m d'altitude. Protégé du vent du Nord par la haute montagne d'Angèle dans son dos, c'est un peu de Provence et des Alpes mélangées.



Après Olivier, aujourd'hui c'est Michel qui m'a soufflée l'idée de la balade. Un autre volontaire ?

Contrairement aux apparences Villeperdrix ne doit pas son nom à l'oiseau du même nom, mais à un vétéran romain prénommé Perdicus.

Villeperdrix est en effet situé sur l'ancienne voie romaine reliant deux grandes villes gallo-romaines d'alors : Vasio (Vaison) et Dea Augusta (Die), qu'aurait empruntée Hannibal et ses éléphants.

Proche de la route qui quitte la D94 pour monter à Villeperdrix, en surplomb de cette dernière et de l'Eygues, se trouvent les vestiges d'un pont romain qui franchissait le ravin du Pibou : une culée de près de 5m de hauteur.



















Si l'on suit le sentier qui continue au dessus de la vallée de l'Eygues on remarque de nouvelles traces du passage des romains en ces lieux :


Mur de soutènement de la voie





Ornières dans le rocher






L'Eygues
Le Pibou



Au lieu dit "les Remises" situé sur la courbe de randonnée n°76, on peut admirer la plus extraordinaire concentration de restanques de la région (ou bancaous en provençal).





Elles témoignent de la volonté des agriculteurs de gagner des terres abritées sur des flancs de colline plus ou moins escarpés.







Pour y accéder, à partir du parking du village, prendre la route qui descend vers le bas-cimetière et marcher 600m






Le village de Villeperdrix




Le village était autrefois fortifié. De cette époque, il ne reste comme témoin que la porte du sud où l'on devine encore l'emplacement de la herse.






<--Un soustet : C’est un passage bâti en travers d’une rue et qui la surplombe

Une belle porte, dont le linteau porte l'inscription : "1792 - L'AN 4 DE LA LIBERTE" -->

L'église St Pierre, reconstruite au 17ème siècle et restaurée dans les années 1990 est au sommet du village.


Zut, c'est fermé. Qui connait Josette ?

Un dernier petit tour avant de regagner mes pénates.


Des idées de balade sur la commune de Villeperdrix :




























Merci Michel
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