Bienvenue

Depuis le printemps 2008 je partage ici en photos mes balades pour vous faire découvrir ces deux beaux départements voisins, différents mais complémentaires, que sont la Drôme et l'Ardèche.

La liste des balades présentées géographiquement se trouve dans les onglets en haut de la page. Elles sont de niveau facile en majorité, le contraire est précisé.

Bonne balade ici et ailleurs.


D'autres photos de la région (et ailleurs parfois) avec moins de texte sur mon blog photos


Mention expresse est faite ici que je suis l'auteure de chacune des photographies mise en ligne sur ce blog et signées "LENA26" ou "lenabalades"

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mercredi 17 juin 2009

Mollans sur Ouvèze : le village médiéval (Drôme)

Je vous propose une petite visite du village de Mollans sur Ouvèze, effectuée à notre retour des combes des Eyguiers.

Par sa position géographique, située à l'entrée d'une gorge marquant la frontière entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné, Mollans est un lieu d'habitat depuis le Néolithique.


Au moyen-âge, Mollans est une ville fortifiée qui garde l'entrée des Baronnies. Elle possède alors deux châteaux, trois tours et un pont levis qui gardaient les rives de l'Ouvèze, le tout protégé par une enceinte.

La partie haute de Mollans est essentiellement fait de rue piétonnières, escarpées et fleuries.


Nous voici devant les restes de l'ancien château fort que les comtes de Simiane avaient fait construire au XIIème siècle.









C'est maintenant une propriété privée dont la restauration date du début des années 70.




La porte fortifiée nord, qui gardait l'enceinte du bourg côté Baronnies.


Dirigeons nous maintenant vers la ville basse et son pont franchissant l'Ouvèze.


Le beffroi est érigé sur l'une des deux anciennes tours rondes défendant le pont. Il est surmonté d'un campanile et supporte une horloge et un cadran solaire.


Face au beffroi, la minuscule chapelle Notre Dame du Pont ou de Compassion, originale par sa taille, sa forme semi-circulaire et également par sa situation. Elle est en effet bâti en encorbellement au dessus du lit de l'Ouvèze. Elle ne date que de 1851 mais a remplacé une ancienne chapelle bâtie en 1729, elle même érigée sur un ancien lieu de culte dédié à la Vierge en remerciement de sa protection contre la peste, à l'emplacement de la seconde tour de garde du pont. Sa façade est de style néo-classique.






De face et de profil

Franchissons le pont pour découvrir de l'autre côté de la rive la fontaine et le lavoir.


La fontaine, la plus célèbre parmi les onze que contient le village, est surmontée d'un dauphin, symbole du Dauphiné, dont la position inversée marque l'appartenance soumise à cette province.

La fontaine au dauphin qui date de 1713, est la première fontaine qui abreuva les Mollanais. Son entretien était assuré singulièrement par une taxe sur les vins consommés dans les auberges du village ! Derrière la fontaine, le lavoir couvert semi-circulaire à six arches sera construit en 1865.






La fontaine de la république




La fontaine de l'Eglise.





Son lavoir est taillé dans le roc et abrité par la terrasse de l'église. C'est la plus haute du village. Comme toutes les autres, elle est alimentée par les eaux captées dans la montagne de Bluye.



Fin de la promenade

lundi 15 juin 2009

mardi 9 juin 2009

Rousset les Vignes : randonnée à la découverte des plantes (Drôme)

Cette sortie s'inscrit dans le cadre des balades à thèmes proposées par l'office du tourisme de Nyons au mois de mai.

J'étais déjà présente il y a un an lors de cette sortie orchestrée par Philippe Poirier, accompagnateur en montagne, et également animateur à la Maison des Plantes de Buis les Baronnies. L'année dernière nous avions foulé Essaillon à Nyons, cette année Philippe a choisi de nous faire découvrir les collines de Rousset les Vignes.


Nous prenons la direction de la chapelle de Notre Dame de Beauvoir. Nous montons dans un chemin caillouteux, mais nous arrêtons souvent pour discuter des curiosités du paysage, de la flore et de la faune environnante.

Philippe nous montre notamment une oothèque qui est une membrane de protéine dans laquelle la mante religieuse (entre autres) enferme ses œufs pour les protéger des prédateurs. Mais cette protection ne suffit pas car les œufs sont fréquemment parasités. Les pertes sont compensées par le grand nombre d'œufs que la mante pond : de 200 à 300 fois dans chacune des douze oothèques qu'elle peut pondre dans sa vie.

Un baguenaudier

Cet arbrisseau est facilement reconnaissable lorsqu'il fait ses fruits (baguenaudes), qui sont des gousses qui enflent en se remplissant d'air à mesure qu'elles mûrissent (d'où son nom d'arbre à vessie), passant du vert au marron-rougeâtre, puis éclatant bruyamment à pleine maturité, dispersant ainsi les graines contenues à l'intérieur.


Une info trouvée sur Wikipédia : "Le verbe "baguenauder" signifie "S’amuser à des choses vaines et frivoles" en référence aux enfants qui s'amusent à éclater des baguenaudes."




J'ai donc baguenaudé :


Le baguenaudier fait partie de la famille des fabacées ou légumineuses, comme le pois ou le haricot, et l'odeur du pois s'est fait nettement ressentir lorsque j'ai ouvert la gousse.


Nous avons quitté le chemin menant à la chapelle Notre Dame de Beauvoir pour suivre un sentier sur la gauche menant à un carrefour dans une clairière, au pied de Charbonnel versant nord, nous permettant d'observer la chapelle sous un autre angle.





La légende veut qu'une vierge ayant été trouvée en ces lieux, il n'en fallut pas plus à la population pour y voir un signe divin et construire en ces lieux une chapelle. Cette vierge provenait en fait d'une ermite qui vivait à cet emplacement naguère.


Lin ligneux



Nous prenons l'itinéraire qui descend pour revenir vers Rousset.


Au loin la chapelle St Marcel sur les hauteurs de Le Pegue

Philippe nous a parlé de l'adaptation de la flore et de la faune à l'environnement. Ainsi certains insectes qui possèdent de petits yeux comme la sauterelle, ont en compensation de grandes antennes pour s'orienter. Et inversement, les insectes qui ont de grands yeux comme le criquet ou la libellule, ont de petites antennes.

La réduction foliaire est également une forme d'adaptation de la plante au milieu. La plante est ainsi moins vulnérable à la sécheresse. La feuille est parfois réduite à l'état d'épines. De même pour le rachitisme : la plante est ainsi moins gourmande en eau.

Polygala

Son nom vient du grec Poly (beaucoup ou plusieurs) et de gala (lait) car cette plante a la réputation de favoriser la production du lait des vaches qui s'en nourrissent.




La laser de France.


Ses graines ressemblent à du cumin, ses feuilles sont dures, il a une odeur puissante.


Rue fétide (ou Rue officinale) : son odeur est perçue comme désagréable et pourtant elle est parfois utilisée en cuisine pour parfumer certains plats. A hautes doses, elle est toxique et a des propriétés abortives.












Nous approchons du village.
















Aphyllanthes de Montpellier


Retour au point de départ avec auparavant une petite traversée du village qui vaut le détour.


Nul doute que je serai encore au rendez-vous l'année prochaine.

mercredi 3 juin 2009

Mollans sur Ouvèze : les baumes des Eyguiers

Il me faut : une balade pas trop longue, pas trop loin, pas trop difficile, pas trop monotone... Et oui, on est mercredi, et le mercredi c'est family.

Voilà j'ai trouvé, on va aller à Mollans sur Ouvèze.

Mollans sur Ouvèze est situé à 10km au sud-ouest de Buis les Baronnies et à 20km au sud de Nyons, dans le département de la Drôme.


Le parking est situé sur la place principale du village. Passer à pied devant la mairie et les "Postes et télécommunications", prendre en face la rue du Barry, puis la rue des Trois Bureaux.




Tournez à gauche, continuer tout droit jusqu'à sortir par une porte qui fermait la ville médiévale jadis. Prendre la route qui descend sur la gauche. On arrive alors sur la Départementale 5 qu'il faut rapidement mais prudemment traverser. En face suivre la route qui monte direction "La Rouveirette"

Quitter la route pour suivre le sentier sur la droite qui longe le mur d'une propriété. L'itinéraire est balisé de rouge au départ, mais on trouve également du jaune et ça et là des anciens triangles n°23 ou 24.




C'est une superbe journée, les fleurs et les papillons sont au rendez-vous, je savoure le fait de partager ces instants avec mes enfants. Comme à son habitude, ma fille ouvre la marche (pour la motiver), je suis derrière elle pour la rattraper au vol en cas de chute et l'homme de la tribu ferme la marche pour nous protéger des affreuses bêtes sauvages (si, si !!!)

Immortelles


Campanule raiponce








Pas de difficulté particulière pour cette première partie en ce qui concerne le balisage et le dénivelé est faible. On marche sur le flanc de la montagne, tantôt à découvert, tantôt en sous-bois.




On rejoint bientôt une falaise qu'il faut longer. On débouche sous une première grande baume.

Le sentier continue, il monte et tourne à gauche avant de déboucher à droite sur une série d'abris sous roche, but de la balade.


Dans un de ces abris a été découvert en 1985 une vingtaine de pièces en argent datant du 3ème siècle avant J.C. (source)


Le figuier sauvage se contente de peu pour pousser, comme vous pouvez le remarquer



Une source (mais à sec)








Le parcours continue et nécessite une petite escalade puisqu'il faut franchir un passage rocheux étroit (et malgré les doutes de mon fils, j'ai réussi à passer, merci le fiston).


Et de un...





... et de deux !













Il y avait des milliers de ces petites bêtes sur le sol, dont la majorité était mortes. Ça croustillait quand on marchait dessus, un délice !















Après ce passage il faut continuer à droite, suivre les traces parmi les pierres. On atterri à un belvédère au bord du plateau. Là on change de direction et l'on entame la descente.

Nous avons même croisé un écureuil, la preuve en photo :


Si vous ne voyez pas d'écureuil, c'est que vous n'y mettez pas de la bonne volonté ;-)

Le sentier débouche sur un large chemin qu'il faut suivre en descente sur la gauche. Au croisement sur une partie plate, prendre le sentier à gauche sous les arbres balisé en bleu.

On la suit jusqu'à rejoindre la route empruntée au début.











On retourne à Mollans par le même itinéraire.

Balade sans grande difficulté, si ce n'est le passage un peu étroit (j'ai dû confier mon cher appareil photo à mon non-moins cher fils), sans grand dénivelé, très agréable et tout indiqué pour une balade en famille (5km). De plus le village médiéval mérite également le détour.

Orchis pyramidal
Bonne Balade !
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